Sommaire
Préambule
Au dĂ©part, jâavais prĂ©vu de parler aussi de formats, mais, Ă lâarrivĂ©e, câest dĂ©jĂ bien long. La question des formats fera donc lâobjet dâune autre dĂ©pĂȘche de la sĂ©rie.
Jâutilise indiffĂ©remment les termes de fonte, police, police de caractĂšre ou typographie. Et, comme il sera question de pĂ©riodes trĂšs Ă©loignĂ©es dans le temps, celles antĂ©rieures Ă notre Ăšre seront indiquĂ©es sous la forme AEC (avant lâĂšre commune).
Quelques définitions avant de commencer
Il est possible que certaines notions ne vous soient pas claires, ces quelques dĂ©finitions vous seront peut-ĂȘtre utiles.
LâĂ©criture et lâimage, des concepts diffĂ©rents vraiment ?
LâĂ©criture nâest pas de lâimage, lâimage nâest pas de lâĂ©criture. Oui et non.
Lâexemple des hiĂ©roglyphes mayas
Le systĂšme dâĂ©criture maya nâest pas purement logographique. Dâailleurs est-ce quâun systĂšme dâĂ©criture uniquement logographique ou pictographique existe vraiment ? On a vu prĂ©cĂ©demment sur LinuxFr.org concernant les systĂšmes d'Ă©criture que les hiĂ©roglyphes Ă©gyptiens et les sinogrammes nâĂ©taient pas composĂ©s que de pictogrammes, mais quâils allaient de pair avec dâautres signes, notamment phonographiques. Il en va de mĂȘme avec lâĂ©criture maya qui
est un systÚme graphique normalisé qui, au moyen de quelques centaines de « signes-mots » (ou logogrammes) et environ 150 phonogrammes marquant des syllabes de type Consonne-Voyelle1.
LâĂ©criture maya est apparue, Ă notre connaissance vers 400 AEC et a Ă©tĂ© utilisĂ©e jusquâau XVIIe siĂšcle oĂč lâenvahisseur espagnol a tout fait pour lâĂ©radiquer, y compris en brĂ»lant des codex. Entre les Espagnols et le climat chaud et humide de la sphĂšre dâinfluence maya, on ne connaĂźt plus que trois codex mayas prĂ©colombiens2 : le codex de Dresde, celui de Paris et celui de Madrid. Un quatriĂšme codex, le codex Grolier, conservĂ© Ă Mexico est sujet Ă controverses, sa datation et son authenticitĂ© ne sont pas certaines. Mais on retrouve aussi lâĂ©criture maya sur des monuments et du mobilier. On trouve Ă©galement des graffitis, signe, sans doute, dâun certain niveau dâalphabĂ©tisation de la population maya. LâĂ©criture maya devait transcrire plusieurs langues amĂ©rindiennes, lesquelles langues ont toujours des locuteurs.

Deux pages du codex de Paris
Pour autant quâon sache, pour les Mayas, leur Ă©criture tout au moins, lâimage Ă©tait importante. Selon Jean-Michel Hoppan :
Cette Ă©criture est rigoureuse et, tout Ă la fois, trĂšs souple. Elle nâest pas normalisĂ©e, au contraire de lâidĂ©e quâon se fait habituellement dâune Ă©criture. Le scribe peut privilĂ©gier lâesthĂ©tisme au dĂ©triment de la comprĂ©hension immĂ©diate (en tout cas pour nous). Câest encore plus Ă©vident sur les cĂ©ramiques, oĂč le texte est parfois complĂštement inintelligible. Le glyphe est lĂ , toujours chargĂ© du pouvoir de lâĂ©crit, mais le contenu de la parole nâest plus. Il devient image. Il y a une grande partie de la cĂ©ramique oĂč lâon voit de lâĂ©criture, mais qui, de fait, est constituĂ©e de pseudoglyphes.3
Les hiĂ©roglyphes mayas nâont pas de bloc Unicode, mĂȘme si les chiffres y figurent depuis la version 11.0 (juin 2018). Un billet du blog du consortium (en) du 23 janvier 2020 annonçait lâexistence dâune subvention « pour restituer numĂ©riquement des Ă©critures historiques et modernes supplĂ©mentaires, y compris des hiĂ©roglyphes mayas. ». LâidĂ©e Ă©tant aussi de faire progresser la recherche de la connaissance de lâĂ©criture et de la culture maya sur les sites de la pĂ©riode 250 â 900, une Ă©tape importante pour dĂ©terminer les signes Ă intĂ©grer Ă Unicode, et dâaboutir Ă la crĂ©ation de polices OpenType. La derniĂšre version de la norme Unicode, 15.1.0, date du 12 septembre 2023, un peu juste pour incorporer les hiĂ©roglyphes mayas quand on sait que la crĂ©ation dâune police peut prendre de quatorze Ă seize mois.
Le contre exemple romain
Lâalphabet latin puise ses origines dans lâalphabet Ă©trusque, qui, lui-mĂȘme, provient du systĂšme dâĂ©criture grecque et câest, bien entendu, celui que nous utilisons sur LinuxFr.org (le latin, pas le grec, suivez un peu). Câest celui de lâASCII. Il figure dans lâUnicode, Ă©videmment, oĂč il dispose de plusieurs blocs. Le bloc latin de base contient en fait tous les caractĂšres et commandes de lâASCII. Il nâa pas Ă©tĂ© modifiĂ© depuis la version 1.0.0 dâUnicode.
DâaprĂšs les Ă©crits qui nous sont arrivĂ©s, les Romains avaient une vision trĂšs « utilitariste » de lâĂ©criture. Pour eux (les Ă©crits qui nous sont parvenus sur le sujet proviennent essentiellement dâhommes) :
lâĂ©criture est essentiellement destinĂ©e Ă (âŠ) reprĂ©senter [le langage]. De plus, dans sa version alphabĂ©tique, qui est Ă peu prĂšs la seule Ă laquelle pensent les Latins, lâĂ©criture est une notation des sons, les lettres renvoient Ă des sons Ă©lĂ©mentaires et lâalphabet correspond terme Ă terme (en principe) Ă un inventaire fini de ces sons.4
Il sâagissait donc pour les anciens Romains non pas de
faire une science de la langue Ă travers sa reprĂ©sentation graphique, mais bien une science de lâĂ©crit en tant quâil renvoie Ă la langue. (Françoise Desbordes).
Un support du langage bien imparfait dâailleurs puisquâil ne rend pas les effets du discours oral. Et ce facteur explique aussi que la graphie ait mis du temps Ă se normaliser. LâĂ©crit Ă©tant lâimage de lâoral : la langue pouvait ĂȘtre prononcĂ©e par des locuteurs avec des accents diffĂ©rents et sâĂ©crire ainsi en fonction de la prononciation.
Les Ă©crits des Romains Ă©taient variĂ©s, indĂ©pendamment des discours, naturellement et sous diverses formes : monumentales, tablettes de cire, papyrus, mais aussi graffitis que lâon pouvait retrouver sur les murs des Ă©difices privĂ©s. Des graffitis qui Ă©taient destinĂ©s Ă ĂȘtre lus et Ă©taient trĂšs liĂ©s Ă lâoral :
les messages interpellant parfois nommĂ©ment, au vocatif, une personne â homme ou femme. Ainsi sâexplique aussi lâabondance des exclamations (feliciter ! salutem !), des salutations (salve vale !) et des vĆux (votum aux Lares pour la salus du maĂźtre de maison). Leur caractĂšre performatif ne fait pas de doute.5

Graffiti de Pompéi vantant les exploits sexuels du miles Floronius (CIL, IV, 8767). Wolff 2012, 19, fig. 7.
La sĂ©paration du texte et de lâimage
Des compétences, des métiers et des techniques différentes.
Les manuscrits mĂ©diĂ©vaux, une sĂ©paration parfois extrĂȘme
Le travail de copie des monastĂšres mĂ©diĂ©vaux, notamment (la profession se sĂ©cularisera Ă partir du XIIIe siĂšcle), diffĂ©rait en fonction des lieux et des Ă©poques. Au dĂ©but, le, ou les copistes, suivant en cela, semble-t-il, les traditions grecques et romaines, Ă©taient Ă©galement chargĂ©s de lâornementation. Les copistes, parce que la copie dâun manuscrit pouvait ĂȘtre distribuĂ©e en plusieurs cahiers Ă diffĂ©rents copistes pour accĂ©lĂ©rer le travail de copie. La ponctuation, quant Ă elle, Ă©tait gĂ©nĂ©ralement du ressort des correcteurs, quand il y en avait, pas des copistes.
Il arrivait aussi quâil y ait un copiste pour le texte et un pour les enluminures, surtout pour les manuscrits les plus riches. Dans ce cas, le ou la copiste Ă©crivait la lettre Ă enluminer et laissait la place nĂ©cessaire, Ă charge pour lâenlumineur ou lâenlumineuse dâorner le parchemin. Les copies nâĂ©tant pas du ressort unique des monastĂšres, les enlumineurs et les enlumineuses Ă©taient souvent des peintres.
Et parce que le travail était ainsi le fait de corps de métier différents, il subsiste des manuscrits médiévaux pas finis, avec des « blancs » pour des enluminures qui ne verront jamais le jour.
Lâimprimerie : des typographies ornementales
JusquâĂ la fin du XVIIIe siĂšcle, les techniques dâimpression ont assez peu Ă©voluĂ©. Il y avait des perfectionnements et des amĂ©liorations, certes, mais, les techniques restaient grosso modo celles de Gutenberg. Les illustrations Ă©taient gravĂ©es Ă part, puis, aprĂšs la dĂ©couverte fortuite de la lithographie par Aloys Senefelder en 1796 dessinĂ©es sur la pierre, ce qui permettait aux artistes de travailler directement sur la pierre sans avoir Ă passer par lâintermĂ©diaire dâun graveur. La lithographie permet en effet de dessiner le motif sur la pierre, Ă lâorigine. Senefelder travaillera aussi sur plaque de zinc. La lithographie repose sur le principe de lâantagonisme de lâeau et de la graisse : les zones Ă imprimer sont traitĂ©s Ă la graisse, les autres sont mouillĂ©es. Lâencre grasse se dĂ©pose ainsi seulement sur les zones grasses.
Si lâimpression en noir et blanc pouvait se faire dâune traite, celle en couleurs, selon les exigences et les techniques utilisĂ©es, pouvait requĂ©rir jusquâĂ quatorze opĂ©rations diffĂ©rentes, et presque autant de passages couleurs. Lâoffset actuel, un procĂ©dĂ© qui dĂ©rive de la lithographie, fonctionne en quadrichromie : cyan, magenta, jaune et noir (CMJN) et autant de passages couleur.
Les ornements plus susceptibles dâĂȘtre rĂ©utilisĂ©s : lettrines, culs-de-lampe et autres fleurons, lignes et arabesques faisaient lâobjet, quant Ă eux, de fontes ornementales spĂ©cifiques. Il y avait mĂȘme des graveurs typographes spĂ©cialistes de typographie ornementale comme Joseph-Gaspard GillĂ© (pdf) (1766-1826). Aujourdâhui, ce genre de fonte peut se trouver, dans les blocs Unicode de systĂšmes dâĂ©criture, notamment, latin. On y retrouve dâailleurs bon nombre de ces polices ornementales purement figuratives mĂȘme si leur dessin ne correspond pas Ă une lettre. Mais elles pourraient aussi bien figurer dans les flĂšches, les filets, les pavĂ©s, le bloc casseau ou encore les deux zones supplĂ©mentaires.

Les symboles du zodiaque de la collection de fontes de Gillé. Les symboles du zodiaque figurent dans les points de code Unicode U+2648 à 2653 (avec des dessins moins figuratifs).
Toutes les techniques dâimprimerie continuent Ă exister, de façon plus ou moins anedoctique. Les deux plus rĂ©pandues Ă©tant lâoffset, pour les gros volumes, et lâimpression numĂ©rique (laser ou jet dâencre). Cette derniĂšre Ă©tant la seule Ă imprimer les couleurs dâune seule traite.
La bande dessinée : des métiers différents
La bande dessinĂ©e ce nâest pas un mĂ©tier mais quatre mĂ©tiers diffĂ©rents qui peuvent ou non, ĂȘtre assurĂ©s par la mĂȘme personne :
- le scénario,
- le dessin,
- la couleur,
- et le lettrage qui nous intéresse ici.
Le lettrage, dans la bande dessinĂ©e ce sont en fait plusieurs types dâĂ©criture :
le paratexte (titres, signatures, numĂ©rotation), les interventions du narrateur (rĂ©citatifs, didascalies, commentaires), toute la notation des sons (dialogues, onomatopĂ©es, bruits) â le lettrage assume ainsi une part trĂšs importante du « rĂ©gime sonore » de la bande dessinĂ©e, au point que lâon appelle « muettes » les bandes dessinĂ©es qui nâen comportent pas du tout (puisque le lettrage nâest pas indispensable Ă la rĂ©alisation dâune bande dessinĂ©e).6
Gotlib (les Dingodossiers, la Rubrique à brac, Super Dupont, Gai-Luron) est entré en bande dessinée par la voie du lettrage.
Un extrait des Dingodossiers de Gotlib, scĂ©nario de Goscinny. Lâimage comporte des didascalies Ă gauche et en haut Ă droite, une bulle de texte, en-dessous, du texte « sonore. »
Dâautres auront leur lettreur attitrĂ©, comme HergĂ©. ArsĂšne Lemey a assurĂ© le lettrage de ses Tintin Ă partir de la version allemande du Secret de la licorne, le onziĂšme album de la sĂ©rie. La police de caractĂšre crĂ©Ă©e par ArsĂšne Lemey pour Tintin est lâArleson, elle sera intĂ©grĂ©e Ă la photocomposeuse de Casterman dans les annĂ©es 1970. Pour la sĂ©rie AstĂ©rix ce sont les lettrages de Michel Janvier, en charge de cette tĂąche pour un certain nombre dâalbum depuis 1989, qui ont Ă©tĂ© numĂ©risĂ©s. Trois famille principale de typographies ont ainsi Ă©tĂ© crĂ©Ă©es par Le Typophage : Regularus pour les bulles, Boldus pour lâĂ©criture trĂšs grasse et Graphix pour les onomatopĂ©es et les symboles graphiques.
Avoir sa propre police est actuellement assez facile en passant par des sites comme le Calligraphe qui permettent de gĂ©nĂ©rer une typographie Ă partir de son Ă©criture manuscrite. Câest ce quâa fait notamment heyheymomo (en) qui offre sa police en tĂ©lĂ©chargement (en).
Quâest-ce que le texte ?
Au dĂ©but de lâinformatique, chez IBM lâunitĂ© de mesure Ă©tait le mot (word). La capacitĂ© dâune machine sâĂ©valuait donc en nombre de mots. Un mot Ă©tant, selon le manuel de lâIBM 605 constituĂ© de « dix chiffres et dâun signe algĂ©brique ». Ainsi lâIBM 605 avait une capacitĂ© de 1 000 Ă 2 000 mots. Le texte nâĂ©tait pas bien loin.
Mais, quâest-ce que le texte ? Selon les points de vue, la notion de texte peut ĂȘtre trĂšs vaste. En musique par exemple, il est question de sous-texte et ça nâa rien Ă voir avec les paroles de chanson ou de mĂ©lodies ou le livret des opĂ©ras. Dans le cadre de cette sĂ©rie qui, globalement, traite de lâinformatique dans le contexte historique de lâĂ©criture, jâopte pour une dĂ©finition restrictive et axĂ©e sur lâĂ©criture et la lecture.
Le texte est ainsi de lâĂ©criture qui peut se lire avec les yeux, les oreilles ou les doigts et qui peut aussi ĂȘtre lue par des robots. Câest du texte fait pour ĂȘtre lu pas pour ĂȘtre exĂ©cutĂ© dans le cadre dâun logiciel par exemple. Ce qui exclut le code informatique de la dĂ©finition, mĂȘme si câest Ă©crit avec des Ă©diteurs de texte7. On doit pouvoir faire des recherches dans le texte, naviguer dedans, en extraire une partie pour la rĂ©utiliser ailleurs, etc.
Il sâensuit quâune image avec de lâĂ©criture dessus, ce nâest pas du texte. Un fichier PDF, fac-similĂ© dâun livre imprimĂ© nâest pas du texte. Et les versions PDF des livres numĂ©risĂ©s que propose la BnF Gallica par exemple ne sont pas du texte. Un formulaire en PDF qui est en fait une image que lâon aura modifiĂ©e avec un outil de dessin (ou imprimĂ© et modifiĂ© Ă la main puis numĂ©risĂ©) nâest pas du texte.
En revanche, si, de mon point de vue, la structure dâune base de donnĂ©es nâest pas du texte, son contenu par contre, oui. Ainsi, au hasard, celle de LinuxFr.org, est du texte, la partie publique tout au moins. Et ce nâest pas Claude qui me contredira.

Un genre dâallĂ©gorie des tables de la base de donnĂ©es de LinuxFr.org.
Il est dâautant plus important dâinsister lĂ -dessus quâil se trouve encore des personnes qui ne font pas la diffĂ©rence entre les deux. Et ce, tout simplement parce que câest Ă©crit et quâelles, elles, peuvent lire ce qui est Ă©crit.
Nouveau Drop Caps : une police de lettrines
Puisque quâil a Ă©tĂ© question plus haut de typographies purement dĂ©coratives, câest lâoccasion de vous prĂ©senter une police qui ne peut servir quâĂ des lettrines ou des titres.

Nouveau Drop Caps est une fonte gĂ©nĂ©rĂ©e par Dieter Steffmann (en) un typographe de formation qui a crĂ©Ă© plus de trois-cent-cinquante polices. La plupart sont plutĂŽt plus Ă des fins dĂ©coratives que des polices de texte. Dans lâensemble, ses polices peuvent ĂȘtre utilisĂ©es pour la langue française, elles ont les caractĂšres quâil faut. La position de Dieter Steffmann sur son travail est la suivante :
je considĂšre les polices de caractĂšres comme un patrimoine culturel, je ne suis pas dâaccord avec leur commercialisation. Les polices autrefois fabriquĂ©es Ă partir de caractĂšres mĂ©talliques avaient Ă©videmment un prix en fonction de la valeur du mĂ©tal, et le coĂ»t de conception, de dĂ©coupe et de moulage est convaincant, dâautant plus que lâacheteur devenait Ă©galement propriĂ©taire des polices achetĂ©es !
Le site sur lesquelles il les dĂ©pose, 1001 fonts a, dâailleurs, une licence (en), avec une disposition assez originale. La police
peut ĂȘtre tĂ©lĂ©chargĂ©e et utilisĂ©e gratuitement pour un usage personnel et commercial, Ă condition que son utilisation ne soit pas raciste ou illĂ©gale. (âŠ)
Les fontes peuvent ĂȘtre librement copiĂ©es et transmises Ă d'autres personnes pour un usage privĂ© mais pas ĂȘtre vendues ou publiĂ©es sans lâautorisation Ă©crite des auteurs et autrices.
Les textes et documents qui ont servi Ă alimenter cette dĂ©pĂȘche
Les rĂ©fĂ©rences sont donnĂ©es Ă peu prĂšs dans leur ordre dâapparition dans le texte. La plupart sont accessibles en ligne, et, volontairement, il y a un minimum de rĂ©fĂ©rences Ă WikipĂ©dia. Il y a, Ă©galement, le minimum possible de sources en anglais.
LâĂ©criture maya
Jean-Michel Hoppan est lâun des seuls (le seul ?) spĂ©cialiste français dâun domaine de recherche (lâĂ©criture maya) qui ne compte quâune centaine de personnes dans le monde.
La vision romaine de lâĂ©criture
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IdĂ©es romaines sur lâĂ©criture, Françoise Desbordes, 1990, EPUB : ISBN 9782402324168, PDF : ISBN 9782402657495, marquage filigrane. La maison dâĂ©dition FeniXX qui Ă©dite ce livre est spĂ©cialisĂ©e dans la rĂ©Ă©dition des livres indisponibles du XXe siĂšcle.
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LâĂ©criture en libertĂ© : les graffitis dans la culture romaine, Michelle Corbier, extrait de Langages et communication : Ă©crits, images, sons, Corbier Mireille et Sauron Gilles (dir.), Ă©d. Ă©lectronique, Paris, Ăd. du ComitĂ© des travaux historiques et scientifiques (Actes des congrĂšs nationaux des sociĂ©tĂ©s historiques et scientifiques), 2017.
Les manuscrits médiévaux
On peut se procurer ces livres au format PDF (fac-similĂ©), en texte brut (je travaille sur une version que je compte mettre en ligne pour chacun de ces livres), les emprunter en version EPUB Ă la BnF si l'on a un compte, ou acheter lâEPUB. Ă noter que, selon les librairies, le fichier EPUB a ou non une protection numĂ©rique : ainsi, Le Furet du Nord indique quâils nâen ont pas, Cultura annonce une DRM LCP, et la FNAC une DRM Adobe.
Bonus ! Si vous voulez vous rincer lâĆil, lâIRTH (Institut de recherche et dâhistoire des textes) a dressĂ© une liste de sites pour accĂ©der au manuscrit mĂ©diĂ©val numĂ©risĂ©.
Lâimprimerie
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Les techniques dâillustration du livre imprimĂ©, BnF Gallica.
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Imprimer et illustrer en couleur, album de la BnF.
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Impression offset. Quâest-ce que câest et comment ça marche ?, Richard H., 24 mars 2022.
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LâImprimerie, Charles-Lucien Huard, 1892 Ă tĂ©lĂ©charger en versions EPUB, PDF et PDF hybride, ou rĂ©cupĂ©rer en image ou en texte brut sur gallica.bnf.fr.
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Notice pour le concours des progrĂšs de lâindustrie française en 1819, Joseph-Gaspard GillĂ©, Ă tĂ©lĂ©charger en versions EPUB, PDF et PDF hybride. Le texte de ces versions est prĂ©cĂ©dĂ© dâune prĂ©sentation avec un mini-glossaire, des notices sur les imprimeurs et inventeurs citĂ©s dans lâouvrage et une biographie de lâauteur. On peut aussi le rĂ©cupĂ©rer en image ou en texte brut sur gallica.bnf.fr.
La bande dessinée
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Lettrage, Laurent Gerbier, CitĂ© internationale de la bande dessinĂ©e et de lâimage, septembre 2017.
Postambule
La question des formats sera abordĂ©e dans le prochain chapitre qui est dĂ©jĂ bien avancĂ©. Et ce nâest pas plus mal, finalement.
Dans le cadre de cette sĂ©rie, il va me falloir traiter aussi de la question des codes (sur laquelle jâai quelques lacunes, vos suggestions sont bienvenues). Unicode, bien que dĂ©jĂ pas mal abordĂ©, mĂ©rite un chapitre Ă lui tout seul : histoire, composition du consortium, comment on ajoute un systĂšme dâĂ©criture Ă Unicode, et quelques paragraphes sur le code lui-mĂȘme (et lĂ âŠ). Je pense que je pourrais peut-ĂȘtre caser la norme ISO des Ă©critures dans ce chapitre. Si jâai parlĂ© de conservation, il va falloir parler de lâarchivage : protocoles, accĂšs, ce qui me permettra dâĂ©voquer aussi de la science ouverte, je pense.
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LâĂ©criture maya](https://www.inalco.fr/lecriture-maya), Jean-Michel Hoppan, INALCO. â©
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Les codex Ă©taient Ă©crits sur un papier, lâamate, fait Ă partir de lâĂ©corce dâun figuier local. â©
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Les glyphes mayas et leur dĂ©chiffrement, Jean-Michel Hoppan, 2009. â©
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IdĂ©es romaines sur lâĂ©criture, Françoise Desbordes & Centre national de la recherche scientifique & Anne Nicolas, 1990. â©
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LâĂ©criture en libertĂ© : les graffitis dans la culture romaine, Mireille Corbier, 2014. â©
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Lettrage, Laurent Gerbier, septembre 2017. â©
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Je reconnais quâil peut y avoir matiĂšre Ă pinaillage sur ce sujet. â©