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Sortie de GIMP 3.0

GIMP 3.0 est enfin sorti ! Il s’agit du rĂ©sultat de 7 annĂ©es de dur labeur par des dĂ©veloppeurs, designers, artistes et autres membres bĂ©nĂ©voles de la communautĂ© (pour rĂ©fĂ©rence, GIMP 2.10 fut publiĂ© en 2018 [article en français sur LinuxFr.org] et la premiĂšre version de dĂ©veloppement pour GIMP 3.0 en 2020 [sur LinuxFr.org]). Avec GIMP 3.0 vous pourrez faire plus, mieux, plus facilement et plus rapidement !

Une semaine plus tard, la premiÚre version de correction de bug, GIMP 3.0.2, est déjà sortie pour régler quelques instabilités qui étaient passées entre les mailles de notre communauté de testeurs!

Image de démarrage de GIMP 3.0, par Sevenix (CC by-sa 4.0)
Image de démarrage de GIMP 3.0, par Sevenix (CC by-sa 4.0)

Cette dĂ©pĂȘche ne va pas tenter de couvrir l’ensemble des changements entre la sĂ©rie 2.10 et la version 3. Nous nous contenterons de mettre en lumiĂšre certaines des amĂ©liorations les plus remarquables de cette sortie.

Changements majeurs

  • Besoin de revoir les rĂ©glages d’un filtre appliquĂ© quelques heures plus tĂŽt ? L’édition non-destructive des calques arrive dans GIMP 3.0 pour les filtres les plus courants. La prĂ©visualisation dans la zone d’édition permet de voir les changements en temps rĂ©el. Filtre de Courbes appliquĂ© en non-destructif sur un portrait de Sofiia dans GIMP. Photo par Sofia (CC By-SA 4.0 International) Filtre de Courbes appliquĂ© en non-destructif sur un portrait de Sofiia dans GIMP. Photo par Sofia (CC By-SA 4.0 International)
  • Passez vos fichiers entre davantage de logiciels tiers, notamment avec la prise en charge des fichiers BC7 DDS (trĂšs utilisĂ©s dans l’industrie du jeu vidĂ©o) de mĂȘme qu’une meilleure prise en charge du format PSD, ou encore grĂące aux divers nouveaux formats d’image maintenant pris en charge! Dialogue d’exportation PSD dans GIMP 3.0 avec des options pour exporter des chemins de rognage (*clipping paths*), un profil CMJN et les mĂ©tadonnĂ©es Dialogue d’exportation PSD dans GIMP 3.0 avec des options pour exporter des chemins de rognage (« clipping paths Â»), un profil CMJN et les mĂ©tadonnĂ©es
  • Vous ne savez pas la taille que fera votre dessin? Activez la nouvelle fonctionnalitĂ© pour Ă©tendre la taille de vos calques automatiquement dans les outils de peinture.
  • La personnalisation des textes est maintenant plus puissante: stylisez vos textes (avec l’effet “Styles”), appliquez des contours, ombres, et effets biseaux, et plus. Stylisez vos textes avec l’effet GEGL Styles dans GIMP Stylisez vos textes avec l’effet GEGL Styles dans GIMP
  • L’organisation de vos calques est dĂ©sormais trĂšs simplifiĂ©e grĂące Ă  la capacitĂ© de sĂ©lectionner plusieurs Ă©lĂ©ments Ă  la fois, pour les dĂ©placer ou les transformer ensemble!
  • La gestion des couleurs continue d’ĂȘtre amĂ©liorĂ©e, encore et toujours, faisant ainsi de GIMP un Ă©diteur d’image avancĂ© pour tous. L’épreuvage Ă  l’écran est aussi simplifiĂ© avec gestion dans la barre des tĂąches de GIMP 3.0 L’épreuvage Ă  l’écran est aussi simplifiĂ© avec gestion dans la barre des tĂąches de GIMP 3.0
  • Mise Ă  jour de notre plateforme d’interface graphique (GTK3) pour un usage plus moderne du bureau.
  • Nouveau logo Wilber!

Nouveau logo de GIMP, Wilber, par Aryeom (CC by-sa 4.0)
Nouveau logo de GIMP, Wilber, par Aryeom (CC by-sa 4.0)

En savoir plus

Bien sĂ»r ce n’est qu’un mince aperçu des nouveautĂ©s de GIMP 3.0. Nous avons aussi prĂ©parĂ© des notes de sorties (en anglais) bien plus complĂštes listant les changements, amĂ©liorations, nouvelles fonctionnalitĂ©s et bien plus. Et si vous voulez plonger encore plus dans les dĂ©tails, vous pouvez vous perdre dans les milliers de lignes de notre fichier NEWS.pre-3.0, qui liste les changements entre 2.10 et 3.0, de toutes les versions de dĂ©veloppement (sĂ©rie 2.99) et des versions candidates.

Ou plus simplement, pour tester par vous-mĂȘme, tĂ©lĂ©chargez GIMP 3.0 directement sur notre page de tĂ©lĂ©chargement et lancez-vous!

Autres sorties de logiciels du GIMPVerse

Pour accompagner la sortie de GIMP 3.0, les empaqueteurs doivent savoir que nous avons aussi sorti :

Nous conseillons fortement Ă  tous les empaqueteurs de mettre aussi Ă  jour la derniĂšre version de GTK3: GTK 3.24.49. Celle-ci contient des corrections pour des problĂšmes majeurs (des plantages aux problĂšmes de pĂ©riphĂ©riques d’entrĂ©e, en passant par les dĂ©fauts d’interface graphique avec les Ă©critures s’affichant de droite Ă  gauche, et plus
).

L’aprĂšs-GIMP 3.0 !

GIMP 3.0 est un jalon majeur dans l’histoire du logiciel. Notre projet est dĂ©veloppĂ© trĂšs activement, et si vous pensez que cette sortie est dĂ©jĂ  super cool, attendez de voir ce que l’on vous prĂ©pare !

L’un des grands changements se situe dans notre politique de sortie. Alors que nous avions fait un dĂ©tour temporaire dans notre systĂšme de versionnements pour accepter de nouvelles fonctionnalitĂ©s lors des sorties de version micro pendant la sĂ©rie 2.10, nous revenons Ă  notre systĂšme de version historique, avec seulement des corrections de bugs pour les sorties micro et de nouvelles fonctionnalitĂ©s pour les sorties mineures et majeures
 sauf que nous allons accĂ©lĂ©rer la sortie des versions mineures! Ainsi chaque sortie mineure aura moins de fonctionnalitĂ©s, mais vous n’aurez pas Ă  attendre 6 ou 7 ans! Nous prĂ©voyons de sortir GIMP 3.2 d’ici un an au plus.

Ces derniĂšres annĂ©es, nous mettons aussi beaucoup plus l’accent sur le travail d’interface et l’expĂ©rience utilisateur (UX), avec la crĂ©ation d’un groupe de travail communautaire pour le design du logiciel. Ce projet est en constante Ă©volution, mais il porte dĂ©jĂ  ses fruits et amĂ©liorera beaucoup GIMP.

Enfin si quiconque souhaite un peu imaginer le futur de GIMP, vous pouvez jeter un Ɠil Ă  nos feuilles de route, regroupĂ©es par groupes de fonctionnalitĂ©s, qui sont autant de projets sur lesquels nous prĂ©voyons de travailler dans un futur Ă  plus ou moins court terme. Et certains de ces projets sont dĂ©jĂ  en cours de dĂ©veloppement !

Soutenez le dĂ©veloppement de GIMP !

N’oubliez pas que vous pouvez faire des donations et ainsi financer personnellement les dĂ©veloppeurs de GIMP, ce qui permet de donner en retour au projet et d’accĂ©lĂ©rer son dĂ©veloppement. L’engagement de la communautĂ© aide Ă  la stabilitĂ© et la robustesse du projet !

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Mercator et Meta-press.es présentés au prochain webinaire de la série "Open Source by OW2"

OW2 donnera la parole aux projets Mercator et Meta-press.es, le jeudi 3 avril 2025 Ă  16h00

Cet Ă©pisode est le quatriĂšme de la sĂ©rie de webinaires « Open Source by OW2 », dĂ©diĂ©e aux innovations open source, aux projets et Ă  la communautĂ© OW2, ainsi qu’aux opportunitĂ©s de financement open source dont le programme europĂ©en NGI. DĂ©couvrez de nouveaux projets, des technologies, de l’innovation, des modĂšles ouverts au sens large (science/donnĂ©es/matĂ©riel/Ă©ducation/normes/protocoles/etc.), mais aussi des biens communs numĂ©riques, des financements, des modĂšles Ă©conomiques, de la coopĂ©ration et de l’impact social. Chaque webinaire met en avant un projet OW2 et un projet financĂ© par NGI.

Affiche

Agenda:

16:00: Introduction par Pierre-Yves Gibello, OW2 CEO
16:05: Mercator, une application web conçue pour faciliter la cartographie des systĂšmes d'information, presentĂ©e par Didier Barzin, Responsable SĂ©curitĂ© des SystĂšmes d'Information du Centre Hospitalier Émile Mayrisch (Luxembourg).
16:25: Meta-press.es, une extension de Firefox pour explorer les news récentes des médias sur votre moteur de recherche, sans intervention de tracker ou d'entreprise quelconque, presenté par Simon Descarpentries, Directeur général Acoeuro.com..

L’inscription est gratuite mais obligatoire. Les prĂ©sentations ont lieu en anglais. N’hĂ©sitez pas Ă  diffuser l’invitation !

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Course de robot DIY - Saint-Brock Robot Race

Le 29 mars 2025 à Saint-Brieuc, pour la deuxiÚme année, une course de robot mobile autonome sera organisée par Mace Robotics & Saint-Brieuc Factory. Pour cette deuxiÚme édition, venez avec votre robot DIY et participez à cette course de vitesse.

Des robots pourront aussi ĂȘtre prĂȘtĂ©s si nĂ©cessaire pour l’évĂ©nement (utilisation de robot MR-Pico basĂ© sur une carte Raspberry Pi Pico, avec logiciel sous licence MIT et matĂ©riel sous CC-BY-SA, sources).

    Cette course est ouverte aux particuliers, associations, Ă©tudiants, geeks, entreprises, 


    RĂšglement :

    • Robot 100 % autonome et se dĂ©placer avec des roues, pattes ou chenilles.
    • Poids total du robot : 500 g maximum avec la batterie incluse
    • Dimensions max du robot (100x100x100 mm)

    Affiche

    La participation Ă  cette course est gratuite.

    Photo de l'Ă©dition 2023 :

    Photo de l'Ă©dition 2023

    Informations & inscriptions

    Lieu : 22000 Saint-Brieuc (Saint-brieuc-factory – Quai Armez)

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    On passe 575 millions d’heures par an à cliquer sur les bandeaux cookies en Europe !

    Une rĂ©cente analyse rĂ©vĂšle que l’on consacre annuellement plus de 575 millions d’heures Ă  cliquer avec les banniĂšres de cookies en Europe. Ces banniĂšres, imposĂ©es par la Directive ePrivacy 2002/58, visent Ă  obtenir le consentement Ă©clairĂ© des utilisateurs avant de stocker ou d’accĂ©der Ă  leurs informations. Bien que l’objectif soit de renforcer la protection de la vie privĂ©e, l’impact rĂ©el sur la confidentialitĂ© des utilisateurs est limitĂ©, car la majoritĂ© des banniĂšres servent principalement Ă  des fins d’analyse web, de gestion de la publicitĂ© ou de suivi du trafic.

    Les pertes de temps se traduisent par un coĂ»t Ă©conomique total d’environ 14,35 milliards d’euros par an, reprĂ©sentant 0,10 % du PIB annuel de l’UE. En termes de productivitĂ©, cela Ă©quivaut Ă  une entreprise de 287 500 employĂ©s passant 8 heures par jour Ă  cliquer sur ces banniĂšres.

    Contrairement Ă  une croyance populaire, les banniĂšres de cookies n’ont pas Ă©tĂ© introduites par le RGPD mais par la Directive ePrivacy de 2002 qui n’a pas Ă©tĂ© mise Ă  jour malgrĂ© de trĂšs nombreuses critiques.

    Aujourd’hui, la plupart des sites utilisent des banniĂšres cookies pour un suivi interne plutĂŽt que pour un suivi massif des utilisateurs. Cependant, la multiplicitĂ© de demandes de consentement entraĂźne une frustration gĂ©nĂ©rale et une fatigue de consentement, oĂč les utilisateurs acceptent souvent sans rĂ©flexion, sapant totalement l’objectif initial de protection de la vie privĂ©e.

    NdM : l’article pointĂ© conclut que le coĂ»t Ă©conomique est consĂ©quent et que le gain en vie privĂ©e est faible, et qu’il faut lĂ©gifĂ©rer en rĂ©visant la directive ePrivacy. Les propositions sont orientĂ©es (exceptions pour les PME et les besoins basiques publicitaires). Dans l’absolu, les citoyens et les utilisateurs (pour regarder les deux angles) passent des millions d’heures sur des bandeaux de cookies, mais aussi Ă  lire des conditions gĂ©nĂ©rales d’utilisation (CGU), en attention dĂ©tournĂ©e par des pubs et des popups, etc. Ensuite on peut discuter pour savoir si on supprime la lĂ©gislation existante, si on la modifie et comment (variations suivant les choix politiques possibles), si on interdit, ou si on compte sur le marchĂ© pour s’auto-dĂ©cider Ă  ne pas le faire de lui-mĂȘme (insĂ©rer des rires ici). Rappel : on n’est pas obligĂ©s de collecter des donnĂ©es personnelles d’une part, et d’autre part tous les cookies ne nĂ©cessitent pas le recueil du consentement prĂ©alable (voir les exceptions). Et un exemple rĂ©cent montrant une mauvaise gestion avec un bandeau de cookie pour gĂ©rer uniquement le cookie du bandeau de cookie (et ça ce n’est pas un souci de la lĂ©gislation).

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    L' appel à présentations de la conférence OW2con'25 est ouvert !

    OW2 est ravi d'annoncer l'ouverture de l'appel Ă  prĂ©sentations d'OW2con'25 ! La confĂ©rence annuelle aura lieu les 17 et 18 juin 2025, sur le site des Jardins de l'Innovation de Orange Ă  Paris-ChĂątillon. CommunautĂ© open source internationale et indĂ©pendante, OW2 est dĂ©diĂ©e au dĂ©veloppement de logiciels professionnels de qualitĂ© industrielle, et regroupe des entreprises, des collectivitĂ©s et des organismes de recherche de premier plan dont Orange, l’Inria, la Mairie de Paris et l'institut allemand Fraunhofer Fokus.

    OW2con25

    OW2con est la confĂ©rence open source europĂ©enne organisĂ©e par OW2. Rencontre internationale de contributeurs, Ă©diteurs, ESN, acadĂ©miques, et organisations Ă  but non lucratif, OW2con rassemble l'ensemble de la communautĂ© open source. OW2con est ouvert Ă  tous, l’évĂšnement est gratuit et les confĂ©rences ont lieu en anglais.

    Appel à présentations :

    Cette annĂ©e l'accent sera mis sur le thĂšme de l'open source et l'IA responsable. Au-delĂ  du buzz de l'IA nous souhaitons aborder des sujets tel que : open source et communs, technologies et innovations, donnĂ©es, souverainetĂ©, vie privĂ©e, cadre juridique, financement et Ă©conomie, durabilitĂ©, impact sur le travail et la sociĂ©tĂ©, etc. Comment l'open source contribuera-t-il Ă  cette transformation ?

    Merci de soumettre vos propositions, en anglais, avant le 23 février 2025 dans ce thÚme ou dans l'un des sujets annoncés dans le formulaire de l'appel à présentations.

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    Campus du Libre 2024 (Lyon) : Demandez le programme

    La programmation du Campus du libre qui aura lieu le 23 novembre 2024 sur le Campus de la Manufacture des Tabacs de l'Université Jean Moulin Lyon 3 est disponible.

    Campus Du Libre 2024(BanniĂšre)

    Sur la journée, ce sont une quinzaine de conférences, une dizaine d'ateliers, un village associatif qui seront proposés aux publics. Il y aura aussi des animations singuliÚres : découverte de jeux vidéos libres et de outils libres pour en concevoir d'autres, une flash party (libération de téléphone mobile), install party (libération d'ordinateur) ainsi que des expositions.

    Cet événement annuel se déplace à chaque édition sur un campus lyonnais avec pour objectif de sensibiliser au numérique libre.

    Des publics divers sont attendus, allant de la communauté universitaire aux entreprises du numérique, des usagers avertis comme des novices souhaitant découvrir un numérique de confiance.

    Attention : pour les libérations de téléphones et d'ordinateurs, il convient de s'inscrire en amont pour permettre aux équipes de bénévoles d'identifier les méthodologies d'installation les mieux adaptées à vos appareils.

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    La conquĂȘte de l’espace : une affaire fĂ©minine, deuxiĂšme partie les missions Apollo

    Dans l’histoire de l’espace, les Ă©pisodes qui ont le plus marquĂ© les esprits sont, probablement, ceux des marches sur la Lune qui ont Ă©tĂ© le fait des missions Apollo. Dans cette deuxiĂšme dĂ©pĂȘche Ă  l’occasion de la journĂ©e Ada Lovelace de 2024, on retrouvera donc un portrait de quatre femmes qui ont codĂ© ou calculĂ© les missions Apollo, Judith Love Cohen (1933 – 2016), Margaret Hamilton, JoAnn H. Morgan et Frances (Poppy) Northcutt mais aussi une histoire de celles, plus anonymes, qui ont tissĂ© les mĂ©moires des modules Apollo.

    Ces biographies sont prĂ©cĂ©dĂ©es d’un genre d’état des lieux de l’informatique en URSS et aux USA et suivies d’une sitographie pour prolonger un peu plus l’exploration.

    Journée Ada Lovelace

    Sommaire

    Préambule

    Pourquoi n’est-il essentiellement question que des informaticiennes de la NASA ou ayant travaillĂ© pour la NASA ? Cela revient Ă  poser la question de l’informatique cĂŽtĂ© Union soviĂ©tique. Plusieurs facteurs peuvent expliquer la mĂ©connaissance que l’on a des personnes qui, cĂŽtĂ© soviĂ©tique, ont travaillĂ© sur les programmes relatifs Ă  la conquĂȘte de l’espace, Ă  commencer par l’histoire qui est, disons compliquĂ©e surtout par rapport Ă  celle des USA.

    Ensuite, c’était un secteur stratĂ©gique : envoyer des satellites pose les mĂȘmes questions balistiques que l’envoi d’un missile intercontinental. L’existence du fondateur du programme spatial soviĂ©tique, SergueĂŻ Korolev, qui subissait des peines d’emprisonnement pour raisons politiques (dont quatre mois de goulag) et qui avait Ă©tĂ© admis dans l’équipe de l’ingĂ©nieur aĂ©ronautique AndreĂŻ Tupolev lui-mĂȘme prisonnier politique Ă  l’époque, a Ă©tĂ© tenue secrĂšte jusque bien aprĂšs sa mort. On peut penser qu’il en va de mĂȘme pour les autres personnes ayant participĂ© aux programmes de conquĂȘte spatiale.

    Concernant l’informatique proprement dite, trois noms apparaissent. SergueĂŻ Lebedev (1902 - 1974) est considĂ©rĂ© comme le pĂšre de l’informatique soviĂ©tique. Lebedev semble ĂȘtre un nom assez courant, ainsi, on trouve un cosmonaute russe du nom de Valentin Lebedev. L’Ukrainienne Ekaterina Yushchenko (en) (1919 - 2001) que le site ukrainien (en) sur l’histoire de l’informatique en Ukraine appelle « l’Ada Lovelace ukrainienne Â». Yushenko a posĂ© les bases de la programmation thĂ©orique en Ukraine (et en URSS avant) et Ă©crit le langage de haut niveau Address. AndreĂŻ Erchov (en) (1931 – 1988), fondateur de l’École sibĂ©rienne de science informatique dont le livre, Programmation pour le BESM, a marquĂ© un certain Donald Knuth.

    Les ordinateurs de la conquĂȘte de l’espace URSS et USA

    Les ordinateurs soviétiques

    Le premier ordinateur soviĂ©tique date de 1950, construit sous la direction de SergeĂŻ Lebedev, dans un contexte oĂč le traitement Ă©lectronique de l’information, considĂ©rĂ© par Staline (1878 – 1953) et son entourage comme « fausse science au service de l’impĂ©rialisme Â»1 n’est pas encouragĂ© par le pouvoir. Il s’agit du MESM (МЭСМ, ĐœĐ°Đ»Đ°Ń ŃĐ»Đ”ĐșŃ‚Ń€ĐŸĐœĐœĐ°Ń ŃŃ‡Đ”Ń‚ĐœĐŸ-Ń€Đ”ŃˆĐ°ŃŽŃ‰Đ°Ń ĐŒĐ°ŃˆĐžĐœĐ°, petit calculateur Ă©lectronique, qui Ă©tait plutĂŽt assez gros en volume), dĂ©veloppĂ© par une vingtaine de personnes. La plupart des ordinateurs soviĂ©tiques en dĂ©couleront.

    Le BESM sur lequel AndrĂ©ĂŻ Erchov a Ă©crit son livre de programmation a Ă©tĂ© produit Ă  partir de 1953. Il se dĂ©clinera en deux sĂ©ries les : BESM–1 (1950) Ă  BESM–6 (1966) et les M -20 et ses descendants. Ces derniers, dont le premier, fabriquĂ© Ă  Moscou, est sorti en 1956 seront les ordinateurs des premiers Ăąges de la conquĂȘte spatiale. Le dernier de la sĂ©rie, le M-220 Ă©tait, quant Ă  lui, fabriquĂ© Ă  Kazan. Ils ont, par la suite, probablement Ă©tĂ© remplacĂ©s par le MINSK dans les annĂ©es 1960.

    Quant aux langages de programmation, Yves LogĂ©, en 1987, dans l’article Les ordinateurs soviĂ©tiques : Histoire obligĂ©e de trois dĂ©cennies de la Revue d’études comparatives Est-Ouest relevait ceci :

    • 1953 – librairie de sous-programmes pour STRELA et BESM,
    • 1955 – langage de compilation (PP2 – PP – BESM),
    • 1957 – assembleurs (PAPA, SSP),
    • 1962 – compilateur Algol 60 (TA 1),
    • 1962 – moniteur de traitement par lots (AUTOOPERATOR),
    • 1966 – premier systĂšme d’exploitation (MINSK 22, BESM 6),
    • 1967 – langage de programmation (EPSILON, ALMO).

    Le FORTRAN et l’ALGOL, bien qu’ayant Ă©tĂ© introduits dans les ordinateurs soviĂ©tiques dans les annĂ©es 1960, ne commenceront Ă  ĂȘtre vraiment utilisĂ©s qu’à partir des annĂ©es 1970, Ă©poque Ă  laquelle l’URSS abandonnera la conception de ses propres ordinateurs.

    Les ordinateurs des missions Apollo

    L’informatisation de la NASA a commencĂ© avec des machines IBM, la sĂ©rie IBM 700/7000 commercialisĂ©e dans les annĂ©es 1950 Ă  1960 ; c’était la premiĂšre version des ordinateurs Ă  transistors. Les langages de programmation les plus courants Ă  l’époque Ă©taient le Cobol et le FORTRAN pour lequel des personnes comme Frances Allen avaient Ă©tĂ© recrutĂ©es afin de former des chercheurs, parfois rĂ©ticents, au langage.

    En 1964, IBM sort la sĂ©rie System/360 qui pouvait travailler en rĂ©seau et dont le systĂšme d’exploitation, multitĂąches, Ă©tait OS/360. Il Ă©tait dotĂ© d’une RAM, insuffisante, d’un mĂ©gaoctet qui a poussĂ© les ingĂ©nieurs Ă  adopter un code abrĂ©gĂ©. Et, Ă©videmment, il se programmait encore Ă  l’époque avec du papier.

    L’invention qui a permis d’équiper informatiquement les modules des missions Apollo est celle des circuits intĂ©grĂ©s, inventĂ©s par Jack Kilby en 1958. Ils Ă©quiperont les ordinateurs Ă  partir de 1963, la NASA Ă©tant dans les premiers utilisateurs pour les ordinateurs de guidage d’Apollo. Par la suite, les circuits intĂ©grĂ©s permettront de fabriquer les « mini-ordinateurs Â» (qui restent toujours assez encombrants) et les micro-ordinateurs. Les premiers micro-ordinateurs, Ă  l’allure de ceux que nous avons actuellement avec : l’ordinateur, un Ă©cran, un dispositif de saisie, puis, plus tard, un dispositif de pointage sortiront en 1973, aprĂšs les missions Apollo.

    Judith Love Cohen (1933 – 2016) l’accouchement du programme de guidage Apollo

    Judith Love Cohen est ingénieure aérospatiale, aprÚs sa retraite, elle deviendra écrivaine et fondera une entreprise multimédia Cascade Pass.

    En 1952, celle qui aidait ses camarades de classe Ă  faire leurs devoirs de mathĂ©matiques, est embauchĂ©e par la North American Aviation. Elle obtient, en 1957 un Bachelor of Art (licence) en sciences, puis, en 1962, un master en sciences Ă  l’UniversitĂ© de Californie. En 1957, aprĂšs son BA, elle est embauchĂ©e par le « Space Technology Laboratories (laboratoire des technologies spatiales) qui deviendra TRW. Elle y travaillera jusqu’à sa retraite en 1990, souvent seule femme ingĂ©nieure de l’équipe dans laquelle elle se trouvait.

    Son travail : les ordinateurs de guidage. Elle a fait partie de l’équipe qui a conçu le « Tracking and Data Relay Satellites (TDRS) Â», le systĂšme suivi et de relais des donnĂ©es des satellites de la NASA. Ce systĂšme qui permet notamment de rester en contact avec la Station spatiale internationale.

    Elle s’occupera aussi du tĂ©lescope Hubble. Elle avait Ă©tĂ© chargĂ©e de concevoir le systĂšme terrestre des opĂ©rations scientifiques. Elle dira dans une vidĂ©o (en) rĂ©alisĂ©e par Cascade Pass qu’elle avait travaillĂ© avec les astronomes, car c’étaient eux qui allaient utiliser le tĂ©lescope. Le systĂšme avait trois fonctions principales :

    • planification des observations,
    • contrĂŽle en temps rĂ©el du rĂ©glage de la mise au point et du changement des filtres,
    • rĂ©cupĂ©ration des donnĂ©es pour gĂ©nĂ©rer des photos, partie que Cohen considĂ©rait comme la plus intĂ©ressante et la plus difficile Ă  rĂ©aliser.

    Mais, le point culminant de sa carriĂšre a Ă©tĂ© le programme Apollo, notamment le systĂšme de guidage de la mission Apollo 13 qui devait ĂȘtre la troisiĂšme Ă  se poser sur la Lune, l’ordinateur AGS (Abort Guidance System, systĂšme de guidage d’abandon pour le module destinĂ© Ă  rester sur la Lune). Cette mission commence mal : les astronautes prĂ©vus Ă  l’origine changent presque Ă  la derniĂšre minute, quand la fusĂ©e dĂ©colle le 11 avril 1970, le moteur central du deuxiĂšme Ă©tage s’éteint trop tĂŽt. Ce sera compensĂ©, sans incidence sur la trajectoire. Le 13 avril, l’un des astronautes, Jack Swigert, lance le fameux :

    Houston, we’ve had a problem.

    Le module de service d’Apollo 13 est hors d’usage, l’équipe change de module de service en urgence et embarque dans le module lunaire (LM) prĂ©vu pour deux personnes alors qu’ils sont trois. L’AGS servira en tant qu’ordinateur de bord et contrĂŽlera tous les Ă©quipements vitaux, mais il n’aurait pas pu revenir sur l’orbite terrestre si Cohen n’avait pas bataillĂ© avec la NASA pour que la fonction de retour y soit incluse.

    Son fils, l’ingĂ©nieur en informatique Neil Siegel (en) racontera, ce qui a Ă©tĂ© vĂ©rifiĂ©, qu’elle avait conçu l’AGS pendant qu’elle Ă©tait enceinte de son demi-frĂšre, l’acteur Jack Black. Le 28 aoĂ»t 1969, au moment de partir pour l’hĂŽpital pour accoucher, elle prend aussi le code d’un problĂšme sur lequel elle travaillait. Elle appellera son patron plus tard pour lui signaler qu’elle l’avait rĂ©solu, et aussi, en passant, que le bĂ©bĂ© Ă©tait nĂ©. Le problĂšme en question concernait l’AGS.

    Margaret Hamilton (née en 1936) la jeune femme à cÎté de la pile de livre de sa hauteur

    La photo probablement la plus connue de Margaret Hamilton est celle oĂč on la voit poser Ă  cĂŽtĂ© d’une pile de gros documents reliĂ©s : le code du logiciel de navigation de la mission Apollo 11.

    Margaret Hamilton intĂšgre le MIT (Massachusetts Institute of Technology) en 1960 pour dĂ©velopper des logiciels informatiques. En 1961, la NASA confie au MIT la mission de rĂ©aliser un ordinateur embarquĂ© de navigation et de pilotage avec un cahier des charges assez lĂ©ger et permettant au MIT une grande crĂ©ativitĂ©. Ce sera l’AGC (Apollo Guidance Computer) qui sera le premier Ă  utiliser des circuits intĂ©grĂ©s. Lourd, 32 kilos, il prĂ©figure nĂ©anmoins les ordinateurs portables puisque tous les Ă©lĂ©ments, ordinateur, mĂ©moire, Ă©cran et dispositif de saisie Ă©taient rĂ©unis dans un seul boitier.

    Mais avant de travailler sur l’AGC, Hamilton intĂšgre, en 1961, le laboratoire Lincoln pour travailler sur le projet militaire ultra-secret SAGE qui devait produire en temps rĂ©el une image de l’espace aĂ©rien Ă©tats-unien. Elle racontera ensuite avoir fait l’objet d’un bizutage (une coutume apparemment) : on lui avait demandĂ© de travailler sur un programme piĂ©gĂ© commentĂ© en grec et en latin. Elle Ă©tait la premiĂšre Ă  avoir rĂ©ussi Ă  le faire fonctionner. Et c’est ainsi qu’en 1963 elle est invitĂ©e Ă  rejoindre le laboratoire Draper du MIT qui Ă©tait en charge du dĂ©veloppement des logiciels embarquĂ©s d’Apollo.

    Elle Ă©voquera aussi la fois oĂč, emmenant de temps en temps sa fille au laboratoire, un jour, cette derniĂšre, jouant Ă  l’astronaute, fait planter le systĂšme : elle avait sĂ©lectionnĂ© le programme d’atterrissage alors qu’elle Ă©tait « en vol Â» (un appui sur une mauvaise touche). Ce que voyant Hamilton alerte la direction pour que l’on modifie le programme, rĂ©ponse « ils sont expĂ©rimentĂ©s, ça n’arrivera pas Â». Sauf qu’évidemment, c’est arrivĂ© au pendant la mission Apollo 8. On peut imaginer qu’Hamilton et son Ă©quipe Ă©taient prĂ©parĂ©es Ă  cette Ă©ventualitĂ© : les donnĂ©es de navigation seront renvoyĂ©es et la trajectoire corrigĂ©e. Elle codera aussi un systĂšme de prioritĂ© des tĂąches afin d’éviter que l’AGC ne sature et qu’il fasse le travail correctement. L’AGC pouvait ainsi interrompre des tĂąches pour faire passer celles qui Ă©taient les plus prioritaires et c’est ce qui a permis Ă  Apollo 11 d’atterrir correctement sur la Lune.

    Hamilton quittera le MIT en 1974 pour co-fonder une entreprise de dĂ©veloppement de logiciels, Higher Order Software (HOS) qu’elle dirigera jusqu’en 1984. HOS se spĂ©cialisait notamment sur les logiciels de dĂ©tection des erreurs. Ensuite, en 1986, elle crĂ©era Hamilton Technologies et concevra le langage de programmation USL (Universal Systems Language).

    Elle reçoit en 2016 la mĂ©daille prĂ©sidentielle de la libertĂ© des mains de Barack Obama. Margaret Hamilton est considĂ©rĂ©e comme une pionniĂšre de l’ingĂ©nierie logicielle et comme une des personnes qui ont contribuĂ© Ă  la populariser.

    JoAnn H. Morgan (nĂ©e en 1940) la seule femme prĂ©sente dans la salle de tir lors du lancement d’Apollo 11

    Sur une photo de la salle de tir d’Apollo 11, le 16 juillet 1969, elle apparaĂźt comme la seule femme derriĂšre une console. Les femmes que l’on voit sur le cĂŽtĂ© sont entrĂ©es aprĂšs le lancement.

    Étant enfant, elle prĂ©fĂ©rait lire Jules Verne Ă  jouer Ă  la poupĂ©e2 et jouer avec la boĂźte de chimie que son pĂšre lui avait offert. Son pĂšre, justement, travaillait pour le programme de dĂ©veloppement des fusĂ©es amĂ©ricaines. JoAnn H. Morgan va passer son adolescence Ă  Titusville en Floride, Ă  quelques kilomĂštres de la base de lancement de Cap Canaveral. Elle y regardera les lancements des fusĂ©es. Ce qui la dĂ©cidera dans son orientation professionnelle. Elle commence, Ă  dix-sept ans, par un stage Ă  l’Army Ballistic Missile Agency (ABMA, Agence des missiles balistiques de l'armĂ©e de terre). Elle continuera Ă  travailler Ă  Cap Canaveral pendant l’étĂ©. En 1963, elle obtient un Bachelor of Arts (licence) en mathĂ©matiques. Elle commence Ă  travailler pour la NASA au Centre spatial Kennedy (KSC) en tant qu’ingĂ©nieure. Elle sera la seule, ça n’a pas Ă©tĂ© facile : entre le fait que son supĂ©rieur hiĂ©rarchique trouve nĂ©cessaire de prĂ©ciser qu’elle est ingĂ©nieure et pas lĂ  pour faire le cafĂ© pour ses collĂšgues (en) ou l’absence de toilettes pour femmes.

    En 1969, elle est promue et devient « Chief Instrumentation Controller, KSC Technical Support Â» (ContrĂŽleur en chef de l’instrumentation, support technique du centre), ce qui lui donne un poste dans la salle de contrĂŽle de la mission Apollo 11. L’équipe de Morgan sera celle qui supervisera le lancement de la mission ce qui lui demandera de rester dans la salle de contrĂŽle encore aprĂšs le lancement pour pouvoir vĂ©rifier les Ă©quipements et faire un rapport sur les dommages consĂ©cutifs au lancement afin de prĂ©parer le suivant, sa tĂąche, dans le cadre de la mission, s’arrĂȘte au moment de l’atterrissage lunaire. Elle considĂšre que c’est ce qui a lancĂ© sa carriĂšre.

    AprĂšs Apollo 11, elle bĂ©nĂ©ficiera d’une bourse Sloan pour poursuivre des Ă©tudes et elle obtiendra une maĂźtrise en sciences de gestion en 1977 et retournera Ă  la NASA en 1979 oĂč elle est promue chef de la division des services informatique du KSC, premiĂšre femme Ă  occuper ce poste en particulier et un poste de direction Ă  la NASA. Une tĂąche ardue dans une pĂ©riode de transition technologique : la NASA changeait son systĂšme informatique et commençait Ă  remplacer les vieux ordinateurs gĂ©ants par des PC. Elle deviendra ensuite directrice adjointe des vĂ©hicules de lancement (deputy of Expendable Launch Vehicles, director of Payload Projects Management) puis directrice de la sĂ©curitĂ© de la mission ( director of Safety and Mission Assurance). Elle aura Ă©tĂ© l’une des deux derniĂšres personnes Ă  avoir vĂ©rifiĂ© le lancement de la navette spatiale.

    Elle prend sa retraite en 2003 aprÚs avoir passé toute sa carriÚre à la NASA.

    Morgan continue Ă  militer pour que plus de femmes puissent suivre des carriĂšres scientifiques et techniques.

    Frances Northcutt dite « Poppy Â» (nĂ©e en 1943) l’autre seule femme prĂ©sente dans les salles de tir des missions Apollo 8 et 13

    Frances « Poppy Â» Northcutt a planifiĂ© les trajectoires des vols des missions Apollo dans les annĂ©es 1960 et 1970.

    Elle commence sa carriĂšre dans l’aĂ©rospatiale comme Judith Love Cohen en Ă©tant embauchĂ©e en 1965 par TRW. Elle sera d’abord une des calculatrices humaines. ProblĂšme : pour pouvoir bĂ©nĂ©ficier d’une promotion, elle devait faire des heures supplĂ©mentaires si nĂ©cessaire, ce qui Ă©tait interdit aux femmes Ă©tats-uniennes de l’époque. Elle tient le pari d’en faire mais non rĂ©munĂ©rĂ©es. Cela fonctionne, elle obtient une promotion et intĂšgre l’équipe technique (personnel effectuant des travaux ingĂ©nierie), mieux payĂ©e. Ce qui pose un autre problĂšme, celui de l’écart de rĂ©munĂ©ration entre les hommes et les femmes.

    Le travail de l’équipe technique consistait Ă  Ă©crire le programme. D’autres assuraient la tĂąche de le rentrer dans l’ordinateur, ce qui n’allait pas sans quelques bugs au passage, qui pouvaient avoir des consĂ©quences fatales. L’équipe de Northcutt Ă©tait chargĂ©e du calcul de la trajectoire de retour d’Apollo 8. C’était une mission mĂ©morable pour Northcutt Ă  plus d’un titre. D’abord, c’était la premiĂšre fois qu’un vĂ©hicule spatial habitĂ© allait ĂȘtre mis en orbite autour de la Lune. C’était aussi ce qui aura permis de dĂ©terminer l’équipement et le matĂ©riel nĂ©cessaire pour les missions suivantes, notamment la quantitĂ© de carburant nĂ©cessaire. Enfin, c’était la premiĂšre fois que les calculs de Northcutt et de son Ă©quipe Ă©taient utilisĂ©s, et cela allait servir aussi aux missions suivantes. Ainsi, aprĂšs Apollo 8, il n’y aura pas eu de modifications des programmes, sauf en cas de problĂšme. Pour Apollo 13, avec d’autres ingĂ©nieurs, elle aura pour mission de calculer le retour de la capsule Apollo aprĂšs l’explosion du rĂ©servoir d’oxygĂšne qui oblige l’équipage Ă  rentrer sur Terre dans le module lunaire.

    Elle suivra ensuite des Ă©tudes de droit Ă  l’UniversitĂ© de Houston pour devenir avocate. Elle en sortira diplĂŽmĂ©e en 1981 et travaillera pour le procureur du comtĂ© de Harris Ă  Houston, sera stagiaire auprĂšs d’un juge fĂ©dĂ©ral en Alabama avant de se tourner vers le privĂ© et dĂ©fendre des causes sur les droits de femmes, elle qui a longtemps travaillĂ© avec un salaire infĂ©rieur Ă  celui de ses collĂšgues pour le mĂȘme travail.

    Elle expliquera au site astronomy (en) :

    J’ai eu beaucoup de chance. La plupart des femmes n’avaient pas quelqu’un qui se battait aussi durement pour elles.

    Elle ajoutera :

    C’est le problĂšme auquel sont confrontĂ©es les femmes en particulier, lorsqu’elles sont embauchĂ©es pour un salaire infĂ©rieur Ă  ce qu’elles valent. Si vous ne partez pas sur un pied d’égalitĂ©, vous ne pourrez jamais vous rattraper.

    Northcutt continue Ă  militer pour les droits des femmes, mis Ă  mal aux États-Unis lors de la prĂ©sidence de Trump.

    Les tisserandes

    Les tisserandes, dont beaucoup Ă©taient navajos ou noires, les « Little Old Ladies Â» ont tressĂ© les mĂ©moires Ă  tores de ferrite des missions Apollo. Elles avaient littĂ©ralement la vie des astronautes entre leurs mains.

    Les RAM des ordinateurs des annĂ©es 1950 Ă  1975 Ă©taient le plus souvent des mĂ©moires Ă  tores de ferrite. D’aprĂšs la notice de celles prĂ©sentĂ©es au musĂ©e du Conservatoire National des Arts et MĂ©tiers (CNAM) Ă  Paris dans la photo ci-dessous :

    elles sont encore utilisées lors de certaines missions spatiales car elles ne sont pas endommagées par les rayons cosmiques.

    Mémoire à tores de ferrite avec détail et pile de mémoire
    MĂ©moires Ă  tores de ferrite du Gamma 60 d’une capacitĂ© de 512 octets, dĂ©but des annĂ©es 1960, musĂ©e du CNAM, Paris.

    La fabrication de ces mĂ©moires ne pouvait pas ĂȘtre mĂ©canisĂ©e, elles Ă©taient donc tissĂ©es Ă  la main. Et, Ă  l’époque des missions Apollo les seules personnes qui avaient l’habilitĂ© et la prĂ©cision digitale nĂ©cessaires pour le faire Ă©taient des femmes, surnommĂ©es les LOL et supervisĂ©es par les « rope mothers Â» (mĂšres des cordes), gĂ©nĂ©ralement des hommes, et dont la cheffe Ă©tait Margaret Hamilton. Ce travail extrĂȘmement critique, Ă©tait contrĂŽlĂ© par trois ou quatre personnes avant d’ĂȘtre validĂ©. Il rĂ©clamait non seulement des ressources manuelles mais aussi des capacitĂ©s intellectuelles certaines pour ĂȘtre accompli correctement.

    Quand, en 1975, un rapport de la NASA sur les missions Apollo s’extasiait, Ă  juste titre, sur les systĂšmes informatiques dĂ©veloppĂ©s en mis en Ɠuvre, il nĂ©gligeait complĂštement cet aspect essentiel. Les journalistes de cette Ă©poque, prĂ©sentaient la fabrication des mĂ©moires comme un travail ne nĂ©cessitant aucune rĂ©flexion ni aucune compĂ©tence


    Pour compléter

    Les ordinateurs soviétiques

    Missions Apollo

    L’exploration spatiale et les astronautes

    Sur la journée Ada Lovelace et la place des femmes dans les carriÚres scientifiques et techniques

    Excuse et paragraphes de la fin

    Cette dĂ©pĂȘche paraĂźt assez tardivement aprĂšs la prĂ©cĂ©dente pour des raisons assez indĂ©pendantes de ma volontĂ© et incluant un piratage d’un de mes sites.

    Ceci Ă©tant, un grand merci une fois de plus Ă  vmagnin pour ses suggestions, notamment pour cette citation tirĂ©e d’une de ses lectures, Forces de la nature de François Lacombe, Anna Reser et Leila McNeil chez Belin :

    Dans l’histoire des sciences et des vols spatiaux, on constate que cette distinction nette Ă©tablie entre les tĂąches techniques et non techniques a Ă©tĂ© l’une des façons de marginaliser systĂ©matiquement les femmes.

    Ce qui se vérifie amplement notamment avec les tisserandes des mémoires.

    Comme de bien entendu, entre les recherches, l’écriture et les commentaires de la dĂ©pĂȘche prĂ©cĂ©dente, il appert qu’il y a un sujet connexe, celui de l’astronomie et de l’évolution du mĂ©tier d’astronome et d’astrophysicienne qui mĂ©riterait d’ĂȘtre traitĂ©. Ce qui sera fait, d’ici la fin de l’annĂ©e. Et, si vous cherchez un sujet de mĂ©moire ou thĂšse, Ă  mon avis le thĂšme des langages informatiques : naissance, diversitĂ©, histoire, pourquoi un langage trĂšs populaire finit par ĂȘtre abandonnĂ©, etc. pourrait ĂȘtre passionnant (si ça n’a pas dĂ©jĂ  Ă©tĂ© fait). Peut-ĂȘtre qu’un jour je vous infligerai un texte sur l’histoire de l’informatique soviĂ©tique (ou peut-ĂȘtre pas).


    1. Citation reprise de l’article d’Yves LogĂ© dans « Les ordinateurs soviĂ©tiques : histoire obligĂ©e de trois dĂ©cennies Â» Revue d’études comparatives Est-Ouest AnnĂ©e 1987 18-4 pp. 53-75 qui cite D. Brand, L’Union SoviĂ©tique, France, Sirey, 1984, p. 230. â†©

    2. L’autrice de cette dĂ©pĂȘche aussi Ă  qui ce comportement paraĂźt tout Ă  fait normal. â†©

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    Entrevue avec Christophe Grenier, développeur de testdisk et photorec

    testdisk et photorec sont deux outils libres (GPLv2+) formidables
 que l’on souhaite pourtant ne jamais avoir Ă  utiliser ! En effet, les deux sont dĂ©diĂ©s Ă  la rĂ©cupĂ©ration de donnĂ©es aprĂšs une panne matĂ©rielle, ou une bĂ©vue.

    TestDisk

    Le premier est axé supports de stockage et leurs partitions, le second orienté récupérations de fichiers (mais il est loin de se limiter aux images).

    Cocorico : le dĂ©veloppeur de ces outils est français, et il a bien voulu rĂ©pondre Ă  notre sollicitation d’entrevue :).

    Bonjour Christophe ! Pouvez-vous prĂ©senter votre parcours ?

    Quand j’ai commencĂ© Ă  dĂ©velopper testdisk, mon premier outil de rĂ©cupĂ©ration de donnĂ©es, j’étais encore Ă©tudiant en Ă©cole d’ingĂ©nieur.
    Maintenant, cela fait plus de 20 ans que je suis diplĂŽmĂ© de l’ESIEA, j’interviens d’ailleurs dans son MastĂšre SpĂ©cialisĂ© SĂ©curitĂ© et Information des systĂšmes depuis 2004.
    AprĂšs avoir travaillĂ© dans la sĂ©curitĂ© informatique, j’ai travaillĂ© autours des systĂšmes Linux, du rĂ©seau et de la sĂ©curitĂ©.
    Depuis un peu plus de 10 ans, je suis directeur d’exploitation pour un hĂ©bergeur parisien.
    Dans le cadre de mon auto-entreprise, je fais de la récupération de données.

    Comment avez-vous dĂ©marrĂ© ce projet ?

    Un ami dĂ©veloppeur professionnel sous Windows venait d’acheter un nouveau disque dur et pour Ă©viter d’avoir trop de lettres de lecteurs (C:, D:, E:, 
) avait dĂ©cidĂ© de rĂ©duire le nombre de partitions de son disque de donnĂ©es ; ce disque contenait 3 partitions.
    Il a sauvegardĂ© les donnĂ©es, supprimĂ© les 3 partitions, en a crĂ©Ă© 2 et — au moment de restaurer les donnĂ©es — il s’est rendu compte qu’il avait Ă©tĂ© trop vite et qu’il lui manquait la sauvegarde d’une des partitions.
    Sachant que j’avais des connaissances sur le partitionnement des PC (je m’étais intĂ©ressĂ© au fonctionnement des virus de boot qui se logeaient dans le premier secteur des disques durs), il m’a contactĂ©.

    ArmĂ© d’un Ă©diteur hexadĂ©cimal, il nous avait fallu la journĂ©e pour reconstruire manuellement la table des partitions et rĂ©cupĂ©rer ces donnĂ©es. Un peu plus tard ayant appris les rudiments de la programmation en C, je me suis dit qu’il devait ĂȘtre possible d’automatiser la rĂ©cupĂ©ration des partitions et c’est ainsi qu’est nĂ© testdisk en 1998.

    Pour photorec, il a fallu attendre mon premier appareil photo numĂ©rique en 2002. Ayant peur de perdre des photos (effacement par mĂ©garde de photos non sauvegardĂ©es, reformatage de la mauvaise carte mĂ©moire
), avant mĂȘme de partir en voyage, j’ai bricolĂ© un programme en C sous Linux capable de rĂ©cupĂ©rer les photos et vidĂ©os prises par mon appareil photo. C’est ainsi que photorec est nĂ© pour rĂ©cupĂ©rer des photos. Il a gardĂ© son nom mĂȘme s’il rĂ©cupĂšre des centaines de formats de fichier diffĂ©rents.

    Quels sont les points marquants qui ont, selon vous, marquĂ© l’évolution de ces logiciels ?

    Les points principaux ayant permis le succĂšs de ces logiciels sont :

    • de rendre ces logiciels multiplateformes pour PC : MS-Dos et Linux, puis Windows. La prise en charge de macOS est venu bien plus tard et a eu peu d’impact.
    • de distribuer ces logiciels gratuitement. L’utilisation d’une licence opensource (GPL v2+) m’a aussi permis d’avoir quelques contributions.
    • d’ĂȘtre plutĂŽt Ă  l’écoute des utilisateurs et d’enrichir les formats de fichiers gĂ©rĂ©s par photorec. Certains sont vraiment exotiques.
    • de la documentation en plusieurs langues Ă  une Ă©poque oĂč les traductions automatiques Ă©taient quasi-inexploitables. Mais aujourd’hui, la documentation principale de plus de 60 pages est en anglais.

    Un point marquant a Ă©tĂ© la reconnaissance officielle de l’utilisation de ces logiciels par des organismes Ă©tatiques.

    testdisk a Ă©tĂ© conçu pour un public technique, j’ai eu des retours de diffĂ©rents sociĂ©tĂ©s de rĂ©cupĂ©ration de donnĂ©es de part le monde l’utilisant mais en gĂ©nĂ©ral, elles ne souhaitent pas communiquer sur leur utilisation de logiciels (libres ou du commerce).

    Un tournant a eu lieu en 2014 quand le NIST, dans le cadre du Computer Forensics Tool Testing Program (CFTT), a testé et publié ses résultats sur les capacités de photorec. En comparant les résultats de chaque outil, on découvre que photorec a les meilleurs résultats (1Úre place ex aequo).
    Ainsi, photorec figure dans le catalogue de logiciels que les agences d’États amĂ©ricains peuvent utiliser.

    photorec apparaüt dans les diapositives de la formation SecNum Academie de l’ANSSI.

    Pourquoi un seul paquet pour deux logiciels, ou pourquoi pas un seul logiciel ?

    Quand on parle de testdisk et photorec, il y a aussi fidentify, un outil en ligne de commande qui permet de tester rapidement l’identification de fichiers en utilisant les mĂȘmes parsers que photorec, sans oublier qphotorec, une version graphique de photorec.

    Selon les distributions, vous pouvez avoir un package testdisk comprenant testdisk, photorec et fidentify et un package qphotorec pour qphotorec.

    testdisk utilise un accĂšs en Ă©criture au disque, photorec n’utilise qu’un accĂšs en lecture. photorec est plus facile d’utilisation que testdisk, c’est presque du next/next/next, il ne fait que du « file carving Â» (rĂ©cupĂ©ration de fichiers par identification des entĂȘtes).

    Quelles sont les fonctionnalitĂ©s les plus attendues que vous pensez implĂ©menter ?

    La vĂ©rification formelle du code des parsers de photorec est ce qui m’a le plus occupĂ© ces derniĂšres annĂ©es, je continue de travailler dessus.
    Je n’ai pas prĂ©vu d’implĂ©menter de nouvelles fonctionnalitĂ©s dans l’immĂ©diat.

    Avez-vous des retours d’utilisateurs, des remerciements de personnes qui ont pu grĂące Ă  ces outils retrouver une partie de leur vie numĂ©rique, ou de grincheux ?

    Perdre une partie de sa vie numérique est trÚs stressant.
    De fait, j’ai Ă©tĂ© confrontĂ© Ă  des grincheux trĂšs agressifs dont un cas extrĂȘme de menaces rĂ©pĂ©tĂ©es de mort de la part d’un individu qui n’avait pas pu rĂ©cupĂ©rer ses donnĂ©es. Les hĂ©bergeurs de ses messageries successives ont agi rapidement lorsque j’ai signalĂ© ses messages, mais je me suis posĂ© la question Ă  ce moment-lĂ  si cela valait bien la peine de m’investir autant pour risquer cette violence numĂ©rique.

    Les retours positifs des utilisateurs et leurs remerciements sont ce qui a permis de me motiver à continuer de développer sur toutes ces années ce projet.
    À une Ă©poque, je recevais quotidiennement des mails de remerciements et/ou des donations. C’est moins frĂ©quent dĂ©sormais, mais c’est peut-ĂȘtre parce que les sauvegardes vers le cloud sont beaucoup plus courantes et qu’ainsi les gens ont moins recours Ă  la rĂ©cupĂ©ration de donnĂ©es.

    Effectivement, perdre une partie de sa vie numĂ©rique est trĂšs stressant, avez-vous des conseils Ă  donner sur la sauvegarde ?

    Ce sont des conseils trÚs généraux :

    • que cela soit au niveau personnel ou au niveau professionnel, il est important de vĂ©rifier le pĂ©rimĂštre de la sauvegarde. Si vous n’aviez plus que votre derniĂšre sauvegarde, que vous manquerait-il ?
    • testez une restauration de donnĂ©es
    • si possible, multipliez les sauvegardes (sauvegarde avec historique ou versionning, pas une simple synchronisation)
    • dans l’idĂ©al, plusieurs lieux de sauvegarde.

    Sur ces projets, y a-t-il d’autres contributeurs ?

    testdisk et photorec reçoivent principalement des contributions ponctuelles. J’en profite pour remercier toutes les personnes qui m’ont aidĂ© pour les traductions, pour avoir partagĂ© des fichiers dans des formats exotiques, ou pour avoir contribuĂ© au code.
    Merci aussi aux personnes ayant participĂ© Ă  la modĂ©ration du forum et au modĂ©rateur actuel !

    Y a-t-il des fonctionnalitĂ©s importantes qui ne seront pas dĂ©veloppĂ©es, et pourquoi ?

    À moins de recevoir des contributions, je ne pense pas pousser davantage le support mac.
    Le chiffrement des disques sous Windows va devenir la norme, comme c’est le cas sous macOS. Je pense que cela va freiner le dĂ©veloppement de testdisk et photorec. La rĂ©cupĂ©ration va devenir bien plus complexe en exigeant un dĂ©chiffrement prĂ©alable.

    Des souvenirs marquants de cette expĂ©rience ?

    Je crois que l’une des anecdotes qui m’a le plus amusĂ© est celle que j’ai reçue en janvier 2007 : dans un premier mail, l’utilisateur explique qu’un appareil photo a Ă©tĂ© volĂ© dans sa voiture, mais qu’une semaine plus tard, la police a trouvĂ© le coupable et a pu restituer l’appareil photo. Le contenu avait Ă©tĂ© effacĂ©, mais grĂące Ă  photorec, l’utilisateur avait rĂ©cupĂ©rĂ© plus de 300 photos.

    Currently I am recovering over 300 photos using PhotoRec that my sister in law took over the holidays. Our car was broken into and the camera was stolen. A week later the police found the guy! They found the camera, but it had been wiped.
    I had read about recovering photo's from flash cards via a story on slashdot, and now here I am.

    Quelques heures plus tard, j’ai reçu la suite de l’histoire :

    I have recovered some pictures that look to be taken by the thief [
]
    I am submitting a CD of the data I have recovered to the Detective involved in the case. My little camera was involved in a much larger theft, so hopefully the pictures they took will help nail them all!

    Le voleur avait utilisĂ© l’appareil photo, photorec a permis de rĂ©cupĂ©rer des photos ayant beaucoup intĂ©ressĂ© le dĂ©tective en charge du dossier : celui-ci espĂšre dĂ©couvrir les autres personnes impliquĂ©es dans un vol de plus grande envergure.

    Avez-vous eu des Ă©changes avec des Ă©diteurs de logiciels similaires (opensource ou propriĂ©taires) ?

    photorec a été victime de plusieurs contrefaçons.

    Dans un cas, un fabricant de carte mĂ©moire a distribuĂ© un logiciel de rĂ©cupĂ©ration de donnĂ©es, ce fabricant avait sous-traitĂ© le dĂ©veloppement qui avait « optimisé » son temps de dĂ©veloppement en rĂ©cupĂ©rant le code source de photorec, remplaçant tous les entĂȘtes de copyright et ajoutant une interface graphique.
    AprÚs avoir contacté le fabricant, celui-ci a fait rétablir les copyrights manquants et le code a été distribué en GPLv3.

    Dans d’autres cas, des dĂ©veloppeurs ont volontairement publiĂ© des contrefaçons qu’ils revendaient. AprĂšs avoir fait fermer leur hĂ©bergement plusieurs fois, ils ont fini par trouver un hĂ©bergeur bullet-proof, un hĂ©bergeur qui ne rĂ©pondait plus aux plaintes


    Concernant le forum, avez-vous dĂ©jĂ  rencontrĂ© des difficultĂ©s avec le respect du code de conduite ?

    La modĂ©ration sur le forum est obligatoire, les spammeurs sont trĂšs nombreux et inventifs en rĂ©utilisant par exemple du contenu d’autres sujets. Aucun code de conduite n’a Ă©tĂ© formalisĂ©.
    Le forum ne tient plus que grĂące Ă  la prĂ©sence d’un modĂ©rateur, je ne sais pas si cette partie du projet va perdurer.

    Quel est votre modĂšle Ă©conomique ?

    Le projet est né comme un projet personnel et reste géré comme tel.
    Je travaille chez Global Service Provider, une société de services et hébergement informatique, qui me permet de disposer gracieusement (Merci à eux) de machines virtuelles (VM), sauvegarde, monitoring pour le projet.
    Diverses donations ponctuelles couvrent les frais des différents noms de domaine, mon équipement informatique personnel


    Au niveau personnel, quels logiciels libres utilisez-vous, sur quel systĂšme d’exploitation ?

    À l’exception des raspberry pi sous Raspbian, les diffĂ©rents ordinateurs de la maison sont sous Fedora Linux.
    J’utilise gnome comme environnement graphique, alpine et roundcube pour la messagerie, vim comme Ă©diteur de texte, du docker avec moby, gcc, python


    Et au niveau professionnel ?

    Mon ordi portable est aussi Fedora Linux.
    Les serveurs Linux que mon équipe et moi gérons sont principalement sous AlmaLinux et Debian.

    J’utilise tous les jours ansible (automatisation des configurations), git (versionning), netbox (gestion de datacenters), oxidized (sauvegarde rĂ©seau), mediawiki (documentation)


    Merci pour votre disponibilitĂ©, et pour ces merveilleux outils !

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    Soirée Open Networking le 26 septembre 2024 avec un cas d'usage à Rennes

    Invitation de la 1Êłá”‰ session technique sur l’Open Networking animĂ© par Ouest Network : jeudi 26 septembre 2024 18h00 Ă  Rennes (SiĂšge d’Icodia).

    • 18h00 : Ouverture / Accueil des participants, moment d’échange convivial

    • 18h45 : Introduction Antoine Nivard PrĂ©sident Ouest Network

    • 19h00 : TĂ©moignage d’Icodia : l’OpenNetworking en datacenter

    • 19h30 : PrĂ©sentation de support OpenNetworking par l'intĂ©grateur Pine Networks

    • 20h00 : TĂ©moignage d’Icodia : prĂ©sentation d’EndiGuard.VAC, solution de VAC algorithmique

    • 20h30 : PrĂ©sentation de Ruijie Networks / Micas Networks et de leurs solutions rĂ©seaux Open Networking (SONiC).

    • 21h00 : Conclusion Antoine Nivard PrĂ©sident Ouest Network

    • 21h05 : ApĂ©ritif dĂźnatoire / Ă©changes

    • 22h00 : ClĂŽture

    L’objectif de la soirĂ©e
    Faire dĂ©couvrir l’approche et la solution OpenNetworking est production et dĂ©montrer que cette solution est prĂȘte pour toutes les entreprises.

    L’Open Networking, c’est quoi : c’est d’abord sĂ©parer le matĂ©riel du logiciel/firmware. Cela veut dire que le matĂ©riel est « banalisĂ© Â», standardisĂ©.
    Pour la partie logiciel/firmware, vous avez le choix entre plusieurs « distributions Â» selon vos besoins. Vous pouvez aller assez loin via des fonctions de Software Defined Network (SDN).
    C’est le Libre pour le rĂ©seau !

    Ouest Network c’est quoi : c’est une association a but lucratif qui gĂšre le point d’échange de Nantes et qui gĂšre cet Ă©vĂ©nement. Nous regroupons une quinzaine de structures et nous sommes reliĂ©s au point d’échange de Rennes/Bretagne : Breizh-IX qui est partenaire de l’opĂ©ration.

    Icodia est un gros hĂ©bergeur rennais qui a des compĂ©tences particuliĂšres et qui utilisent principalement que des solutions « Libres ».

    NdM  : les Ă©vĂ©nements Ă  portĂ©e locale et/ou sans diffusion en ligne ont vocation Ă  ĂȘtre annoncĂ©s par l'Agenda du Libre (AdL), que nous relayons une fois par semaine. Cet Ă©vĂ©nement n’étant pas actuellement dĂ©clarĂ© dans l’AdL d’une part, et Ă©tant le premier sur un sujet qui n’est pas si frĂ©quemment Ă©voquĂ© sur LinuxFr.org, la modĂ©ration a choisi de diffuser l’annonce en dĂ©pĂȘche. On aimerait bien plus de dĂ©pĂȘches portant sur OpenDaylight, Open vSwitch, Sylva, etc.

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    Calligra : laquelle choisir ? notre comparatif secret (il sera aussi question de formats)

    PlutĂŽt qu’un comparatif entre Calligra, une prĂ©sentation rapide de la suite bureautique de KDE s’impose. Une suite qui vient de passer en version 4 aprĂšs quelque chose comme quatre ans de stase. Comparer la petite suite Calligra Ă  LibreOffice serait assez injuste. NĂ©anmoins cette prĂ©sentation des quatre logiciels qui la forment ne peut pas faire complĂštement l’impasse dessus. Et, notamment, mais pas uniquement, Ă  cause des formats de fichier et de leur compatibilitĂ© entre les deux suites bureautiques libres.

    Ne faites pas attention au titre qui a été plus ou moins suggéré à titre de plaisanterie dans ce commentaire.

    Le panneau de démarrage de Calligra

    Sommaire

    Calligra, vingt-six ans déjà

    Les dĂ©buts de Calligra remontent, d’aprĂšs « l’À propos de Calligra Â» Ă  1998. Au dĂ©part, sous le nom de KOffice. Elle n’adoptera ce nom de Calligra suite qu’en 2010. La derniĂšre version de Koffice, numĂ©ro 2.3.3 est sortie en 2011.

    En 2020, Calligra sort une version 3.2.1. Puis, plus rien jusqu’au 27 aoĂ»t 2024 oĂč un dĂ©veloppeur KDE, Web et QML, Carl Schwan, annonce la sortie de la version 4.0 (en). Pour cette nouvelle version, il a essentiellement d’une part complĂštement portĂ© l’Api de QT6 Ă  KF6, d’autre part revu l’interface utilisateur.

    Dans sa prĂ©sentation de la suite, KDE indique que Calligra s'appuie sur KDE, une architecture d’applications puissante. On verra plus tard que ce n’est pas sans consĂ©quence.

    Les formats de fichier natifs de Calligra sont les formats ODF. Un choix que KDE explique dans la vue d’ensemble des fonctions de Calligra :

    Il est d’une importance majeure pour toute suite bureautique d’adhĂ©rer Ă  des standards Ă©tablis. Surtout au niveau du format de fichier pour permettre l’échange de documents avec d’autres suites bureautiques de maniĂšre transparente. Cela Ă©vite Ă©galement les formats propriĂ©taires, ce qui est particuliĂšrement important pour les entreprises et pour les particuliers.

    Le traitement de texte Kword aura d’ailleurs Ă©tĂ© le premier logiciel de traitement de texte Ă  prendre en charge le format ODF qui est sorti en 2005.

    Quelques mots sur la suite

    Calligra comporte quatre logiciels :

    • Karbon, l’application de dessin vectoriel,
    • Calligra Sheets, le tableur,
    • Calligra Stage, le logiciel de prĂ©sentation,
    • Calligra Words, le traitement de texte.

    Il y a, en outre, un panneau de dĂ©marrage, Calligra, qui figure en illustration de la dĂ©pĂȘche. En cliquant sur une des icĂŽnes, on ouvre l’application concernĂ©e. Chaque application propose de choisir entre un document rĂ©cent, un document personnalisĂ© ou un modĂšle ou type de modĂšle.

    Les quatre applications de la suite bureautique Calligra.

    Ensuite, tous les logiciels de la suite ont la mĂȘme logique : une barre de menu et (optionnellement) des barres d’outils en haut, et sur les cĂŽtĂ©s, Ă  droite ou Ă  gauche selon la configuration, une barre latĂ©rale qui sert quasiment pour tout.

    La configuration de l’emplacement de la barre latĂ©rale se fait par un clic droit dessus. Il est possible d’indiquer par la mĂȘme occasion si on veut que les icĂŽnes des panneaux latĂ©raux soient assorties de texte ou non. Les choix que j’ai fait dans les captures d’écran sont diffĂ©rents de ceux de la note de blog de Carl Schwan.

    Barre latérale
    Configuration de l’emplacement de la barre latĂ©rale.

    Par dĂ©faut, les barres d’outils, qui, au demeurant, comportent trĂšs peu d’élĂ©ments, ne sont pas affichĂ©es. Il y en a deux : Éditer qui affiche les boutons DĂ©faire et Refaire (et c’est tout) et Fichier qui permet d’afficher ou non les panneaux. Dans les captures d’écran de cette dĂ©pĂȘche, elles sont toutes deux affichĂ©es. Pour les avoir Ă  l’écran : ParamĂštres > Barres d’outils affichĂ©es.

    Barres d’outils affichĂ©es
    C’est aussi Ă  ce niveau qu’on configure la vĂ©rification orthographique et la correction automatique.

    On peut, évidemment, créer des modÚles (formats OTF) avec chacune des quatre applications de la suite bureautique et exporter le fichier au format PDF. Les polices des fichiers générés en PDF sont complÚtement intégrées, ce qui en fait des documents assez lourds.

    Karbon, dessin vectoriel

    Si le format natif de Karbon est l’ODG, il peut enregistrer aussi aux formats WMF, JPEG, PNG et SVG. C’est un logiciel assez facile à utiliser, moyennant un temps d’apprentissage, et dont l’interface peut rappeler celle de Draw avec sa barre d’outils de dessin à gauche.

    Karbon

    Karbon ouvre trĂšs bien les fichiers SVG simples, mais, dĂšs qu’il y a des dĂ©gradĂ©s, des motifs ou des images matricielles incorporĂ©es, le rĂ©sultat est moins bon.

    Karbon et les images SVG
    À gauche la version originale dans Inkscape, Ă  droite la version ouverte dans Karbon. Le manchot est plus petit, l’effet de dĂ©gradĂ© de ses lunettes a disparu et le fond de l’Ɠuf est complĂštement pixelisĂ©.

    Calligra Sheets : tableur de son mĂ©tier

    Le tableur de Calligra est le seul Ă  proposer plusieurs catĂ©gories de modĂšles, tous en anglais. Il est assez peu traduit par rapport Ă  ses collĂšgues. Ainsi, dans Calligra Words, on a un « Gestionnaire de styles, quand, dans Sheets, c’est un « Style Manager Â». Il fonctionne comme n’importe quel autre tableur. La modification d’un diagramme dans Calligra Sheets est trĂšs facile, mis Ă  part le fait qu’il ne semble pas qu’on puisse en changer les couleurs.

    L’interface de Calligra Sheets

    Outre l’ODS, il peut enregistrer aux formats : Kspread (ancien format de la suite Koffice), CSV, LibreOffice Calc spreadsheet (qui est aussi de l’ODS), feuille de calcul Gnumeric, Html et TeX.

    Calligra Stage, présentation

    Le logiciel de prĂ©sentation Calligra Stage est le seul Ă  proposer plusieurs modĂšles, certains avec une, d’autres avec deux pages maĂźtre dont un sympathique modĂšle avec un manchot : « Pingouin curieux Â». Il peut ĂȘtre dĂ©concertant de prime abord quand on part d’un « Ă©cran vide Â» ou « 16:10 Â» parce que ce qui apparaĂźt c’est un espace complĂštement vide sans zone prĂ©-configurĂ©e. Mais, si on clique sur la premiĂšre icĂŽne du panneau latĂ©ral, on accĂšde Ă  plusieurs « Styles Â» de diapositives qui ont ces zones.

    Manchot curieux

    Calligra Stage n’enregistre qu’au format ODP.

    Calligra Words, traitement de texte

    Calligra Words ne propose que quatre modĂšles dont un trĂšs dĂ©suet modĂšle de fax et un modĂšle de « lettre professionnelle Â» qui n’est qu’une page vide avec des grandes marges. Il est possible, en thĂ©orie, d’ajouter des entĂȘtes et des pieds de page avec des champs de type numĂ©ro de page ou titre du document, troisiĂšme icĂŽne du panneau latĂ©ral en partant du haut. Mais il y a un bug d’affichage car rien n’apparaĂźt, alors qu’on les voit quand on ouvre le fichier dans Writer. On peut insĂ©rer des notes sans possibilitĂ© de naviguer de l’appel de note vers la note et vice-versa. Au mĂȘme endroit, il est possible d’ajouter simplement une citation ou une bibliographie, mais pas de table des matiĂšres ni d’index.

    L’espace de travail de Calligra

    Calligra Words enregistre aussi aux formats : document Word 2007, Electronic book document, Plain texte document, livre numĂ©rique Mobipocket, Text Plain Wiki Format et HTML. C’est, Ă  mon avis, de tous les logiciels de la suite, celui qui a le plus mal vieilli.

    Limites et (in)compatibilités

    Il ne s’agit pas de relever les fonctionnalitĂ©s, souvent gourmandes en ressources de dĂ©veloppement, manquantes par rapport Ă  d’autres suites bureautiques dĂ©veloppĂ©es par des Ă©quipes nettement plus Ă©toffĂ©es.

    Sans Plasma, ça fonctionne moins bien

    La grosse limite de Calligra est le fait qu’elle est dĂ©veloppĂ©e pour bien s’intĂ©grer Ă  KDE. Ce qui aboutit Ă  ce qu’avec la version Flatpak et un environnement bureau qui n’est pas KDE (ici XFCE), Calligra Words ne peut pas faire de vĂ©rification orthographique dans une autre langue que l’anglais. Alors que la mĂȘme version fonctionne bien sur ce plan dans un environnement de bureau Plasma. On peut imaginer que cela fonctionnerait mieux si la version Ă©tait empaquetĂ©e pour la distribution.

    Calligra ne trouve pas non plus les polices ajoutĂ©es dans le dossier .fonts dans un cas alors qu’il les trouve quand la session de bureau est Plasma. Un autre dĂ©faut : on ne peut pas ajouter de caractĂšre « spĂ©cial Â» en utilisant les combinaisons de touches Ctrl + Maj + U ou Alt + X. Calligra Words ne permet pas, par exemple, d’avoir des chevrons typographiques : « Â», mĂȘme avec Plasma.

    Formats et compatibilité

    Petit rappel historique du format ODF. La version 1.0 du format sort en mai 2005, suivie, en fĂ©vrier 2007, de la version 1.1. Quatre ans plus tard, en mars 2011, la version 1.2 pointera le bout de ses octets, puis, en juin 2021, le consortium OASIS qui gĂšre la norme, accepte la version 1.3 adoptĂ©e par LibreOffice avec les versions 7. À l’heure actuelle, la version 1.4 est en cours de travail. LibreOffice est en train de travailler Ă  la prise en charge de cette version avec la premiĂšre Ă©tape, la budgĂ©tisation (en).

    Le format ODF de Calligra Suite est donc, compte tenu du fait que le travail sur cette version n’a pas Ă©tĂ© axĂ© sur la prise en charge de l’ODF, probablement 1.2 ou 1.1. Cela a des consĂ©quences si on veut Ă©changer des fichiers entre, notamment, les suites LibreOffice et Calligra ou, encore, utiliser des modĂšles rĂ©cupĂ©rĂ©s sur le site des extensions et modĂšles (en) de LibreOffice.

    Quelques-uns des problĂšmes que j’ai pu relever. Le plus ennuyeux, c’est quand on perd l’information dĂ©finitivement dans Calligra.

    Avec Karbon, si on veut ouvrir un fichier ODG gĂ©nĂ©rĂ© dans Draw, avec des formes converties en « Corps de rĂ©volution 3D Â», en 3D ou avec un dĂ©gradĂ© radial, les deux premiĂšres disparaissent dĂ©finitivement. Et, quand on veut ouvrir le fichier, qu’on aura enregistrĂ© dans Karbon, le dĂ©gradĂ© de la seule forme conservĂ© n’est plus pareil. Ce dernier fait est, je pense, liĂ© Ă  la gestion des couleurs et aux palettes disponibles dans l’une et l’autre suite.

    Calligra Sheets ne comprend pas bien les plages et expressions nommĂ©es, une fonctionnalitĂ© que possĂšde le logiciel. C’est un problĂšme que j’avais dĂ©jĂ  constatĂ© dans OpenOffice il y a un paquet d’annĂ©es. En consĂ©quence, il affiche une erreur #VALEUR! dans les cellules. Si on rĂ©-ouvre le fichier sauvegardĂ© dans LibreOffice, c’est fichu. Si mes souvenirs sont exacts, Ă  l’époque quand j’avais signalĂ© ce problĂšme de LibreOffice vers OpenOffice, il m’avait Ă©tĂ© rĂ©pondu que c’est probablement dĂ» Ă  une question de version d’ODF.

    Sans surprise, les dĂ©gradĂ©s entre les logiciels de prĂ©sentation des deux suites bureautiques libres, Calligra Stage et Impress, sont interprĂ©tĂ©s diffĂ©remment. Sans surprise aussi, Calligra Stage affiche plus ou moins bizarrement les formes qu’il n’a pas Ă©tĂ© programmĂ© pour comprendre. Mais on peut les retrouver correctement dessinĂ©es Ă  l’ouverture dans Impress. Vous pouvez faire un test, si vous voulez, avec le modĂšle Tons pastels. En revanche, les dimensions, comme pour le cas du manchot dans Karbon, ne sont pas toujours respectĂ©es. Et une prĂ©sentation crĂ©Ă©e dans Stage et ouverte dans Impress peut assez considĂ©rablement varier d’allure, notamment la taille et la couleur des caractĂšres.

    Deux versions d’une mĂȘme prĂ©sentation
    En haut la version originale crĂ©Ă©e avec Stage. En bas, ouverte dans Impress : l’arriĂšre-plan dĂ©gradĂ© de bleus, s’est transformĂ© en dĂ©gradĂ©s de noir au blanc, et le texte a changĂ© d’allure.

    Quant Ă  Calligra Words, il regroupe toutes les images ancrĂ©es au paragraphe au dĂ©but du document et ne garde pas forcĂ©ment la mise en page. Pire, s’il y a des variables dans le document, elles disparaissent dĂ©finitivement corps et Ăąmes, il y a donc une sĂ©rieuse perte d’information. Sans nĂ©gliger ce bug de non affichage des champs compris pourtant par Calligra Words.

    Suggestion et demande

    Il y a quelques annĂ©es, je trouvais Calligra vraiment sympathique. Quelques annĂ©es aprĂšs, la suite est toujours sympathique, mais, quatre ans sans maintenance ni Ă©volution dans un secteur oĂč ça bouge, ça se fait sentir.

    Utiliser ou pas Calligra ? À mon avis (Ă  moi, personnellement), peut-ĂȘtre pas si on n’a pas Plasma comme environnement de bureau. SĂ»rement pas, toujours Ă  mon avis Ă  moi, si on doit travailler des fichiers qui viennent d’ailleurs Ă  cause des histoires de format. Sauf si lesdits fichiers sont trĂšs simples. Si vous voulez utiliser des modĂšles du site des Extensions et modĂšles (en) de LibreOffice, j’aurais tendance Ă  vous suggĂ©rer de regarder la compatibilitĂ© des modĂšles avec les versions de LibreOffice, de ne pas aller plus loin que les versions 6 incluses et d’opter pour des modĂšles simples.

    Cela dit, Karbon est vraiment un chouette logiciel. Si sa prise en mains vous est plus facile pour le dessin vectoriel que celle de Draw ou d’Inkscape, ne pas hĂ©siter. Et sa palette de couleurs est trĂšs bien.

    D’ailleurs, puisqu’on parle de la palette de couleurs de Karbon, quelqu’un sait comment la rĂ©cupĂ©rer ? Je pourrais l’ajouter Ă  mon LibreOffice et Ă  mon Inkscape. Merci d’avance.

    Et si vous voulez un tutoriel un peu plus complet sur la prise en mains de Calligra, c’est par là.

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    ConFoo Montreal 2025 : l’appel Ă  confĂ©rences est ouvert

    La confĂ©rence ConFoo est de retour pour sa 23ᔉ Ă©dition, du 26 au 28 fĂ©vrier 2025 Ă  l’HĂŽtel Bonaventure de MontrĂ©al ! Venez dĂ©couvrir pourquoi ConFoo est devenu l’un des Ă©vĂ©nements phares pour les dĂ©veloppeurs et dĂ©veloppeuses en AmĂ©rique du Nord et de partout Ă  travers le monde.

    Nous sommes prĂ©sentement Ă  la recherche de confĂ©renciers et de confĂ©renciĂšres avides de partager leur expertise et leur savoir dans une multitude de domaines des hautes technologies ; PHP, Ruby, Java, DotNet, JavaScript, Intelligence Artificielle, et plus encore !

    Offertes en français ou en anglais, nos prĂ©sentations sont gĂ©nĂ©ralement d’un format de 45 minutes, incluant un 10 minutes de questions des participants. Nos confĂ©renciers et confĂ©renciĂšres invitĂ©es profitent d’un traitement privilĂ©giĂ© ; avec notamment la couverture de leurs frais de dĂ©placement et d’hĂ©bergement, en plus de l’accĂšs Ă  l’expĂ©rience complĂšte de l’évĂ©nement (prĂ©sentations, repas, etc.).

    Vous avez jusqu’au 22 septembre prochain pour soumettre votre projet de prĂ©sentations !

    Si vous souhaitez simplement vous inscrire en tant que participant, profitez dĂšs maintenant d’un rabais de 300$ en rĂ©servant votre inscription d'ici au 18 octobre !

    Faites partie de l’aventure avec nous et dĂ©couvrez comment l’intelligence humaine façonne le milieu des hautes technologies !

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    FĂȘte des Possibles : une occasion Ă  saisir pour sensibiliser de nouveaux publics au logiciel libre !

    Une nouvelle Ă©dition de la FĂȘte des Possibles, projet impulsĂ© et coordonnĂ© par le Collectif pour une Transition Citoyenne (CTC), aura lieu du 13 septembre au 13 octobre 2024. Des centaines d’évĂšnements seront organisĂ©s partout en France et en Belgique pour rendre visibles les initiatives citoyennes qui contribuent Ă  construire un avenir plus durable et solidaire. Le logiciel libre a toute sa place dans cette dynamique ! Ainsi, l’April, partenaire de la FĂȘte des Possibles, encourage les organisations locales de promotion du logiciel libre et de la culture libre en gĂ©nĂ©ral, Ă  proposer un voire plusieurs rendez-vous dans le cadre de cette initiative.

    ModĂšle d'affiche FĂȘte des Possibles

    La FĂȘte des Possibles aspire Ă  faire prendre conscience Ă  un maximum de citoyens et de citoyennes que des solutions existent pour vivre en meilleure santĂ©, pour moins polluer, pour mieux vivre ensemble. C’est aussi l’occasion de montrer Ă  de nouveaux publics que « c’est possible Â» d’utiliser au quotidien des logiciels respectueux de nos libertĂ©s.

    Le site de la FĂȘte des Possibles propose de nombreuses ressources pour organiser au mieux son rendez-vous. Parmi les guides et cahiers pratiques, citons par exemple : « Toucher hors de nos rĂ©seaux Â», « Communiquer par le storytelling Â», « Organiser un Ă©vĂ©nement inclusif Â». De plus, plusieurs formations thĂ©matiques sont accessibles sur la chaĂźne PeerTube du Collectif pour une Transition Citoyenne, retrouvez tous les liens sur le site de la FĂȘte des Possibles.

    Si vous avez dĂ©jĂ  prĂ©vu un Ă©vĂ©nement autour du logiciel libre ou de la culture libre entre le 13 septembre et le 13 octobre 2024, pensez Ă  l’ajouter sur le site de la FĂȘte des Possibles, en indiquant la thĂ©matique « Vivre et faire autrement Â». Vous pouvez aussi proposer un rendez-vous ad hoc pour la FĂȘte des Possibles ; dans ce cas, n’hĂ©sitez pas Ă  l’inscrire dĂšs que vous connaissez la date, il sera toujours possible d’affiner la prĂ©sentation plus tard. Vous pouvez, sans doute aussi, vous « greffer Â» Ă  un Ă©vĂ©nement dĂ©jĂ  prĂ©vu, en proposant Ă  l’organisation de prĂ©voir de la place pour de la sensibilisation au logiciel libre : vĂ©rifiez sur la carte des rendez-vous si des Ă©vĂ©nements sont dĂ©jĂ  programmĂ©s prĂšs de chez vous.

    Les rendez-vous pour 2024 peuvent d’ores et dĂ©jĂ  ĂȘtre inscrits sur le site de la FĂȘte des Possibles. Pour permettre Ă  l’April de mettre en valeur la contribution des organisations autour du Libre, nous vous invitons Ă  inscrire votre Ă©vĂ©nement Ă©galement sur l'Agenda du Libre, en ajoutant le mot-clĂ© fete-des-possibles-2024.

    PrĂ©parez dĂšs maintenant votre Ă©vĂ©nement, et rendez-vous du 13 septembre au 13 octobre 2024 pour agir avec la FĂȘte des Possibles !

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    Trois projets récompensés durant OW2con'24 : Mercator, WIdaaS et Centreon

    La conférence OW2con a récompensé trois projets de la communauté OW2 :

    • catĂ©gorie communautĂ© (Community Award) : Mercator, pour la cartographie du systĂšme d’information
    • catĂ©gorie performance sur le marchĂ© (Market Award) : WIdaaS, pour la gestion d’identitĂ© et d’accĂšs
    • catĂ©gorie technologie (Technology Award) : Centreon, pour la supervision

    OW2con24 Awards

    Mercator

    Le prix OW2con'24 Best Project Community Award est remis Ă  MERCATOR. Cette application web procure une cartographie du systĂšme d'information et suit les recommandations de l’ANSSI prĂ©cisĂ©es dans son "Guide de la cartographie du systĂšme d'information". L’application permet une approche globale de la gestion des risques, autorisant une protection et une dĂ©fense complĂštes ainsi qu’une rĂ©silience du systĂšme d'information. La cartographie du S.I. est un outil essentiel Ă  sa maĂźtrise. Elle constitue une obligation pour les OpĂ©rateurs d'Importance Vitale (OIV) et les opĂ©rateurs de services essentiels (OSE).

    WIdaaS

    Le prix OW2con'24 Best Project Market Award revient Ă  W'IdaaS (Worteks IDentity as a Service, l’identitĂ© comme service par Worteks), un logiciel de gestion d’identitĂ©s et d’accĂšs, en mode Cloud, accessible via des interfaces Web et pilotĂ© par des API REST. Ce programme s’appuie sur le projet OW2 FusionIAM, et gĂšre l’authentification multi-facteurs (2FA/MFA). Ses fonctionnalitĂ©s et son modĂšle Ă©conomique correspondent aux attentes actuelles du marchĂ© des entreprises et des collectivitĂ©s territoriales.

    Centreon

    Centreon est une plateforme de supervision ouverte, extensible et facile Ă  intĂ©grer, pour superviser de bout en bout des infrastructures d’entreprise. La solution est interopĂ©rable avec ITSM (information technology service management, voir ITIL), les outils d’observabilitĂ©, d’analyse de donnĂ©es, d’orchestration et d’automatisation.

    Le mot d’OW2

    (NdM: deux dĂ©pĂȘches ont Ă©tĂ© proposĂ©es et fusionnĂ©es)

    “Cette annĂ©e, l’association OW2 est ravie de rĂ©compenser trois logiciels open source pouvant aider les entreprises Ă  protĂ©ger l’ensemble de leur patrimoine numĂ©rique et Ă  conserver la maĂźtrise de leurs infrastructures en interne, en pĂ©riphĂ©rie et dans le cloud. Centreon, W’IDaaS et Mercator mĂ©ritent leur prix pour leur ouverture aux solutions tierces, leurs fonctionnalitĂ©s, leur ergonomie et leur modĂšle Ă©conomique,” dĂ©clare le CEO d'OW2 Pierre-Yves Gibello.

    Les prix OW2con’24 Best Project Awards distinguent des rĂ©alisations exemplaires. Ils apportent aux membres d’OW2, aux chefs de projet et Ă  leurs Ă©quipes une distinction communautaire et des opportunitĂ©s de visibilitĂ© sur le marchĂ©.

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    Ubix Linux, le datalab de poche

    Ubix Linux est une distribution Linux libre et open-source dérivée de Debian.

    Le nom « Ubix Â» est la forme contractĂ©e de « Ubics Â», acronyme issu de l'anglais Universal business intelligence computer system. De fait, le principal objectif d'Ubix Linux est d'offrir une plateforme universelle dĂ©diĂ©e Ă  l'informatique dĂ©cisionnelle et Ă  l'analyse des donnĂ©es.

    Il s'agit d'une solution verticale, prĂȘte Ă  l'emploi, dĂ©diĂ©e Ă  la manipulation des donnĂ©es et Ă  la prise de dĂ©cision. AllĂ©gĂ©e par conception, elle n'embarque qu'un jeu limitĂ© d'outils spĂ©cialisĂ©s dans ce domaine. Ceux-ci permettent nĂ©anmoins de couvrir tous les besoins dont l'acquisition, la transformation, l'analyse et la prĂ©sentation des donnĂ©es.

    Ubix Linux - Vue d'ensemble

    Origines de la distribution

    La volontĂ© initiale du concepteur de la distribution Ă©tait de pouvoir disposer, Ă  tout moment et en toutes circonstances, des outils lui permettant de rĂ©aliser des analyses de donnĂ©es et d'en prĂ©senter le rĂ©sultat ad hoc. Ce « couteau suisse Â» de manipulation des donnĂ©es, devait Ă©galement lui permettre d'Ă©viter de devoir justifier, rechercher, acquĂ©rir et installer l'Ă©cosystĂšme logiciel nĂ©cessaire chaque fois que ce type de tĂąches se prĂ©sentait Ă  lui.

    Son cahier des charges stipulait donc une empreinte disque la plus faible possible sans pour autant faire de concessions au niveau des fonctionnalitĂ©s. La distribution se devait d'ĂȘtre portable et exĂ©cutable immĂ©diatement dans des contextes variĂ©s, sans nĂ©cessitĂ© d'investissement, d'installation ou de droits d'accĂšs particulier.

    De ce fait, Ubix Linux ne se dĂ©marque pas par ses aspects « systĂšme Â», mais plutĂŽt par sa destination et ses cas d'usage.

    Au-delĂ  du besoin initial

    À l'heure oĂč de nombreux concepts liĂ©s Ă  la manipulation des donnĂ©es tels que le « Big Data Â», la « Data Science Â» ou le « Machine Learning Â» font la une de nombreux mĂ©dias, ceux-ci restent encore des boĂźtes noires, affaire de spĂ©cialistes et d'organisation disposant des moyens de les mettre en application.

    Si le grand public en intĂšgre de mieux en mieux les grandes lignes, il ne dispose encore que de peu de recul sur la maniĂšre dont ses donnĂ©es peuvent ĂȘtre utilisĂ©es, ainsi que la richesse des dĂ©bouchĂ©s associĂ©s.

    D'un autre cÎté, de nombreux gisements de données à la portée du plus grand nombre demeurent inexploités, faute de compétences ou de moyens facilement accessibles.

    Il se trouve qu'Ubix Linux peut permettre de surmonter cette difficulté, en offrant à tous les moyens de s'approprier (ou se réapproprier) et tirer parti des données disponibles.

    Philosophie

    Par nécessité, Ubix Linux a été conçue en intégrant uniquement des produits libres et open-source. Bien que cette distribution puisse s'avérer utile à toute personne devant manipuler des données, elle se doit de préserver et défendre une approche pédagogique et universaliste.

    Elle a pour ambition de mettre les sciences de donnĂ©es Ă  la portĂ©e de tous. La distribution en elle-mĂȘme n'est qu'un support technique de base devant favoriser l'apprentissage par la pratique. Il est prĂ©vu de l'accompagner d'un tutoriels progressifs.

    Les outils low-code/no-code intégrés dans la distribution permettent de commencer à manipuler des données sans devoir maßtriser au préalable la programmation. Néanmoins, des outils plus avancés permettent ensuite de s'initier aux principes des algorithmes d'apprentissage automatique.

    SynthĂšse

    Ubix Linux s'inscrit dans la philosophie du logiciel libre et plus particuliĂšrement dans celle des projets GNU et Debian.

    Elle se destine Ă  :

    • demeurer accessible Ă  tous ;
    • pouvoir s'exĂ©cuter sur des configurations matĂ©rielles relativement modestes, voire n'ĂȘtre installĂ©e que sur un pĂ©riphĂ©rique portable USB ;
    • proposer un outil pĂ©dagogique pour apprĂ©hender de façon pratique la science des donnĂ©es et l'apprentissage machine ;
    • permettre la dĂ©couverte, l'expĂ©rimentation et l'aguerrissement de tout un chacun aux principaux outils de manipulation des donnĂ©es ;
    • offrir une boĂźte Ă  outils lĂ©gĂšre et agile, nĂ©anmoins complĂšte et utile pour un public professionnel averti.

    Et aprùs


    Nous sommes à l'écoute de toute suggestion. Toutefois, les moyens étant ce qu'ils sont (au fond du garage), la réactivité à les prendre en compte pourra s'avérer inversement proportionnelle.

    Nous souhaiterions que cet outil pĂ©dagogique puisse bĂ©nĂ©ficier au plus grand nombre : si vous voulez contribuer Ă  la traduction du contenu du site officiel en espagnol, en portugais ou en allemand, vous ĂȘtes les bienvenus.

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    Rencontres Amicales Francophones du Logiciel Libre 2024

    Appel Ă  participations !

    Le mercredi 20 mars à la MSH sud, 71, rue Professeur Henri Serre, salle 002-Kouros. Université Paul Valéry, site Saint-Charles, 34090 Montpellier de 14h00 à 21h00 UTC+1.

    Du jeudi 21 au dimanche 24 mars Ă  l’EPF École d’ingĂ©nieurs, 21 boulevard Berthelot, 34000 Montpellier de 14h00 Ă  21h00 UTC+1.

    Des prĂ©sentiels ont lieu en mĂȘme temps dans les villes d’Abidjan, BĂ©jaĂŻa, Bruxelles, Dakar, LomĂ©, MeknĂšs, Montpellier, MontrĂ©al, Niamey, Ouagadougou et Sfax. De façon Ă  ce que chacun puisse y participer et Ă©changer, ces prĂ©sentiels se relient par visioconfĂ©rence.

    CrĂ©Ă©es Ă  l’initiative de Montpel’libre et API : Action of Public Interest, et organisĂ©es par elles, Les Rencontres Amicales Francophones du Logiciel Libre est un Ă©vĂ©nement international annuel hybride qui se dĂ©roule en 2024 du 20 au 24 mars de 14h00 Ă  20h00 (UTC+1).

    Elles succĂšdent aux Rencontres Afrique France du Logiciel Libre, qui ont durĂ© 3 ans, car leur cadre gĂ©ographique s’agrandit.

    Ce sont 5 jours d’échanges Ă  la fois en prĂ©sentiel et en distanciel sur la philosophie, le dĂ©veloppement et l’usage du Logiciel Libre de la culture libre et des communs numĂ©riques en Francophonie.

    Ce sont donc 5 journées thématiques du mercredi 20 mars au dimanche 24 mars :

    • mercredi 20 mars, jour 1 - l’éducation aux usages du numĂ©rique, l’enseignement, la recherche et le logiciel libre
    • jeudi 21 mars, jour 2 - rencontre des libristes et des acteurs de l’économie sociale et solidaire
    • vendredi 22 mars, jour 3 - logiciels libres et dĂ©veloppement durable
    • samedi 23 mars, jour 4 - numĂ©rique durable et responsable, jerrypartie
    • dimanche 24 mars, jour 5 - rĂ©alisations participatives, citoyennes et solidaires : mapathon

    L’évĂ©nement s’adresse Ă  tout public : simples curieux, amoureux de l’Afrique, amateurs de logiciels libres, Ă©tudiants, geeks, experts, entrepreneurs, personnes engagĂ©es qui souhaitent avoir un Ă©clairage sur un numĂ©rique Ă©thique, inclusif, durable, responsable, solidaire. Un accent particulier est portĂ© sur la participation de la jeunesse.

    Le programme est riche et varié : on y parle autant

    • d’IA et d’éducation avec l’UNESCO,
    • que de ressources libres avec le MinistĂšre de l’Éducation Nationale français,
    • on y rencontre la communautĂ© WikipĂ©dia et OpenStreetMap du Togo, de CĂŽte d’Ivoire, du SĂ©nĂ©gal et du Mali,
    • on y dĂ©couvre ou approfondit des outils comme LibreOffice grĂące Ă  l’association francophone La Mouette,
    • on y dĂ©couvre grĂące Ă  Evarisk, une entreprise montpelliĂ©raine Dolibarr,
    • on y dĂ©couvre pourquoi les fablabs francophones utilisent des logiciels libres,
    • on peut se faire installer Linux et apprendre Ă  le prendre en main,
    • partager en radio ses convictions et/ou ses impressions
 et tant d’autres choses


    Le programme complet sera en ligne en fin fĂ©vrier sur le site de l’évĂ©nement : https://rafll.org/

    Si vous souhaitez prononcer une confĂ©rence, proposer une table-ronde, une prĂ©sentation d’outil, tenir un stand, remplissez ce formulaire avant le 20 fĂ©vrier 2024 svp : https://framaforms.org/proposer-une-activite-aux-rencontres-amicales-francophones-du-logiciel-libre-2024-1651242657.

    Si vous souhaitez participer Ă  l’évĂ©nement en prĂ©sentiel, veuillez vous inscrire : https://rafll.org/

    RAFLL2024

    Site web : https://rafll.org/
    Contact : CONTACT chez RAFLL point ORG

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